Weather Festival : pourquoi la vente d’alcool a été interdite à la dernière minute

Écrit par Bartolomé Laisi
Le 29.04.2019, à 10h49
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Écrit par Bartolomé Laisi
Ce week-end, dans la nuit du 27 avril, avait lieu à la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, le grand retour du Weather festival. Malgré un bilan positif, une interdiction de vendre de l’alcool entre 2 et 5h du matin, déposée par la Mairie de Boulogne-Billancourt, est venue entacher la fête et a fait fuir bon nombre de festivaliers…

Le Weather festival faisait son grand retour ce week-end, dans la nuit du 27 avril, à La Seine Musicale, à Boulogne-Billancourt. Après un début de soirée à succès, l’absence d’alcool entre 2 et 5h du matin en a refroidi plus d’un. Sans information sur le site, c’est assez subitement que le public a appris la nouvelle. Entre 1 500 et 2 000 festivaliers auraient quitté le festival, durant cette plage horaire. 

La Raison de cette déconvenue ? La Mairie n’aurait pas pris d’arrêté autorisant l’extension de la licence 4 dans la Seine Musicale. « Ça s’est fait sur avis partagé du commissaire divisionnaire et du département, car c’est un événement où on attendait 8 000 personnes, il y a la Seine des deux côtés, etc. », se défend la Mairie, selon des propos recueillis par Le Parisien. Il y aurait toutefois un quiproquo sur l’autorisation de la vente de bière car la municipalité pensait « n’avoir interdit que la vente d’alcools forts ».

Les organisateurs expliquent pourtant ne pas avoir été mis au courant à temps. Pire, ils auraient eu un accord préalable par mail. « Alors que la mairie nous avait affirmé deux jours avant que c’était bon, on a appris le jour même la nouvelle », témoigne Michel Pilot, Directeur exécutif de la Chambre Syndicale des Lieux Musicaux, Festifs et Nocturnes. « À la suite du passage de la commission de sécurité dans la matinée, on a appris que la Mairie ne donnait pas l’autorisation pour l’extension de la licence 4 entre 2 et 5h. Toute la journée, on a bataillé pour au moins obtenir la licence 3, mais rien à faire. » La vente d’alcool, finalement pas autorisée à l’intérieur de la Scène Musicale, était cependant censée être assurée par des bars extérieurs, explique l’organisation, qui indique s’être vue refuser leur autorisation à la dernière minute. « La licence aurait permis de servir des alcools forts à côté des scènes », ajoute Aurélien Dubois, patron de Surprize – l’agence coproductrice de l’événement. « Mais la Seine Musicale et les actionnaires se sont alignés sur la décision de la mairie en refusant également de nous fournir leur licence 3 dans les espaces intérieurs. Le seul espace pouvant servir de l’alcool pour tous les festivaliers était l’espace extérieur dépendant d’un autre établissement, duquel il a fallu couper le débit entre 2 et 5 heures. » 

Malgré ce couac, l’événement, en proposant un contenu musical et artistique de qualité, s’est dans sa globalité très bien déroulé. « On a constaté des gens heureux au petit matin, et certains avaient même oublié ce qui s’était passé », termine Michel Pilot. Le (malheureux) épisode se chiffrerait tout de même « en centaine de milliers d’euros », selon Aurélien Dubois, rapporte Le Parisien.

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