Vitalic va fêter ses 20 ans de carrière lors d’un live pharaonique à Paris en 2021

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©D.R
Le 04.12.2020, à 11h08
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Il serait faux et réducteur de réduire Vitalic à ses prestations live pharaoniques. Sa carrière est aussi faite de contre-pieds, de prises de risque savoureuses, et de collaborations fructueuses. Tout de même : pour fêter ses vingt ans de carrière, il donnera une grande messe électronique le 11 juin 2021 à l’AccorHotels Arena. Le rendez-vous est pris.

Par Brice Miclet

On peut changer une équipe qui gagne. Depuis vingt ans, Vitalic n’a eu de cesse de réinventer sa musique, de changer de paradigme et de credo. Entre son premier EP sorti en 2001, Poney, et son dernier album, le superbe Voyager, Pascal Arbez-Nicolas de son vrai nom a parcouru l’électronique française au pas de course, à grand renfort de live lumineux et de bastos punk-techno. Toujours changeant, toujours cherchant. Après vingt ans de carrière (un peu plus si l’on compte ses premiers projets dont Dima), l’heure est à la fête : Vitalic sera en concert à l’AccorHotels Arena le 11 juin 2021 pour commémorer ce chiffre rond.

La naissance d’un mastodonte

L’une des dernières tueries en date du bonhomme est le projet Kompromat. Avec Rebeka Warrior, échappée du duo Mansfield. TYA, il sort tout juste d’une tournée ravageuse, certes écourtée par la crise sanitaire, mais dans laquelle on retrouvait une part de l’ADN de Vitalic : un son massif, effréné, où les distorsions règnent, et où une forme d’optimisme s’extirpe du chaos. Leur album Traum Und Existenz, salué par la critique, résonne encore comme l’un des temps forts de 2019, et trouve son origine musicale dans le bagage savant et hétérogène du producteur.

À l’origine, il y a Dijon. Sous ses premiers alias (Dima, donc, mais aussi Hustler Pornstar ou Vital Ferox), Vitalic a fait ses armes chez lui, pour ensuite se rapprocher de l’équipe du Rex Club à Paris, et de Laurent Garnier. C’est à cette période, celle de la fin des années 1990, qu’il signe chez Deejay Gigolo, label allemand pourvoyeur de talents, et qui édite Poney, l’EP qui change tout. Dans des sonorités déjà taillées pour des concerts grandiloquents, il prend d’emblée une dimension internationale, et au fil des ans se bâtit une réputation : celle d’un artiste qui, au sein d’un même projet, allie une sortie, une tournée mastodonte, une scénographie, et un concept. Ce sera d’autant plus le cas au tournant des années 2010.

Retour aux sources

Sur son premier album, sorti en 2005 et intitulé OK Cowboy, il combine le succès de Poney et une patte entre techno et rock, symbolisée par des titres tels que “My Friend Dario” ou “Newman”. Toujours avec ce goût pointu pour les synthétiseurs, qui sera également mobilisé sur Flashmob, second album beaucoup plus influencé par les rythmiques disco. C’est peut-être là le premier grand virage musical de sa carrière, celui où son public est le plus pris à conter-pied. Vitalic n’a jamais eu peur de déplaire, ne s’est jamais résolu à être l’artiste d’un son, d’un genre. Il lui faut explorer, innover en live, quitte à faire toujours plus grand, trop diront certains. Il est de ces DJs qui écument les festivals, et qui partent à la rencontre d’un public plus large. L’explosion du nombre d’artistes électroniques au sein des line-ups de cette période aidant.

Alors, oui, Vitalic est un poids lourd. À tel point qu’il lui faut, parfois, retourner à des projets moins massifs, plus instinctifs peut-être. En 2019, en plus du projet Kompromat mené au galop, il reprenait son premier alias, Dima, pour une tournée éloignée des genres qui ont fait son succès. Exit le disco et le rock virulent, place au hardcore, à la techno, à l’acide… On est également loin de son dernier album en date, Voyager, qui montrait un Vitalic plus posé, peut-être plus cérébral, délivré de l’emprise du live, certainement. Les titres y paraissaient plus linéaires, plus variants, comme sur “Eternity” ou le superbe “Sweet Cigarette”. Il y aura certainement un peu de tout cela le 11 juin à l’AccorHotels Arena. Car qu’on ne s’y trompe pas : voici un artiste qui ne tient pas en place.

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