Victoria : Le film en un seul plan séquence à couper le souffle

Écrit par Sophia Salhi
Le 29.06.2015, à 17h04
02 MIN LI-
RE
Écrit par Sophia Salhi
En ce moment à l’affiche, Victoria, le film réalisé par Sebastien Schipper, accompagné par la subtile mélancolie des pianos d’un Nils Frahm bien inspiré. Trax vous fait gagner vos places de ciné.

Par Sophia Salhi

5h42. Dans la moiteur d’un club berlinois, Victoria, jeune Madrilène effrontée, rencontre la bande à Bader, ou plutôt la bande à Sonne, avec Boxer, Blinker et Fuzz. On rit, on joue, on crie, on s’enlace, on danse, on boit, on se marre et sans crier gare, on se retrouve embarqué dans un braquage qui tourne mal.

Filmé d’un seul trait, en plan-séquence, Victoria a déjà été couronné de prix en tous genres (Ours d’argent, Beaune…), et peut-être est-ce aussi grâce à la superbe B.O que Nils Frahm a composée. « Le film est assez syncopé du fait d’avoir été filmé en plan-séquence, explique t-il. J’ai donc voulu donner une narration plus dans le contrôle, afin de contrebalancer le côté cahoteux du film, où tout est hors de contrôle. »

1_VICTORIA_MonkeyBoy

Signant un ensemble doux et un peu maussade, Nils Frahm instaure une atmosphère calme mais inquiétante, ponctuée de langueurs dont il a le secret. Moins lyrique que ses albums – sans doute laisse-t-il le film s’occuper de ça – Music for the Motion Picture Victoria (sur Erased Tapes) reflète avec brio la subtilité d’une histoire racontée dans la lenteur du temps réel.

GAGNEZ VOS PLACES DE CINEMA

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant