Un shop GUESS londonien ferme après que Banksy incite les gens à “aller s’y servir”

Écrit par Clarisse Prevost
Le 22.11.2022, à 18h29
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Écrit par Clarisse Prevost
Le magasin Guess de Regent Street a lancé une collection en hommage àa culture graff en reprenant des œuvres emblématiques de Banksy, qui nie avoir donné son autorisation.

Alors que la marque américaine Guess lançait en novembre une collection en collaboration avec Brandalised qui mettait en valeur la culture graff et le travail de Banksy, l’artiste anonyme a communiqué aujourd’hui disant qu’il n’ y avait jamais donné son accord. Il a alors encouragé les gens à se rendre dans son magasin londonien et à ne pas hésiter à prendre les pièces qui exploitaient ses œuvres, dont Love Is In The Air (Flower throwner), la Petite Fille au ballon et Follow Your Dreams. Après avoir été interpellé, GUESS a fermé temporairement son shop, recouvert sa vitrine et placé une sécurité à l’extérieur. Dans un récent message publié sur sa page Instagram, pour laquelle il compte 11,8 millions de followers, il a écrit : « À tous les voleurs, rendez-vous au GUESS de Regent Street” suivi de l’interrogation : “Ils se sont servis dans mes œuvres d’art sans me demander mon avis, alors pourquoi ne pas faire de même avec leurs vêtements ? En réponse, Goldie, artiste-emblème de la scène drum’n’bass britannique et fondateur du label Metalheadz, a écrit : « Allez nettoyer la gaffe les enfants lol. »

GUESS a décrit le partenaire de la collection, Brandalised, comme une “licence de graffiti urbain dont la mission est d’offrir aux fans de Banksy des objets de collection graffiti abordables ». Paul Marciano, directeur de la création de GUESS, a déclaré : « Les graffitis de Banksy ont eu une influence phénoménale qui résonne dans toute la culture populaire. “Cette nouvelle collection capsule avec Brandalised est une façon pour la mode de montrer sa gratitude. »

En réponse à Banksy, Brandalised a publié un message sur Instagram, qui citait une déclaration antérieure de celui-ci datant de 2012. On y lisait : «Tout graffiti [changé de la publicité] dans un espace public qui ne vous laisse pas le choix de le voir ou non est à vous. Il vous appartient. C’est à vous de le prendre, de le réarranger et de le réutiliser. Demander la permission, c’est comme demander de garder une pierre que quelqu’un vient de vous jeter à la tête. »

On vous laisse relire l’anecdote : Le jour où Banksy a graffé le mur de Fabric… et a fini en prison.

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