“Un enlèvement d’extraterrestres”, voici comment sonne le mix de l’extravagant Crame

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Fanny Challier
Le 06.09.2018, à 12h58
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©Fanny Challier
Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Fanny Challier
Crame est dévoué corps et âme à l’esprit des nuits Parisiennes. Des premières soirées Mort aux Jeunes en 2004 à sa résidence au Silencio (6ans), il n’a eu de cesse de se démener pour faire revivre la scène club de la capitale, qui à l’époque des 00’s était alors essouflée, presque inerte. Promoteur de labels, instigateur de nuits endiablées, il est un de ces valeureux combattants grâce à qui Paris est redevenue ce qu’elle avait été, et ce qu’elle aurait toujours du être : la ville lumière aux mille nuits, libres et atypiques. 


Alors que la scène électronique est maintenant bien implantée à Paris, l’expérimenté programmateur et DJ veut pousser les choses plus loin. Pour lui, sortir, danser, partager peut se faire d’une manière excentrique et chaleureuse : il a créé en 2011 House of Moda, qui produit les soirées les plus bariolées, surprenantes, décalées qui soient, dans une créativité et maestria rares.

Cette fois c’est à la Java, club qu’il connait bien grâce à ses fantasques cérémonies (Il y avait aussi pendant cinq ans organisé les soirées de I’m a Cliche), qu’il compte à partir du 6 septembre élire résidence tous les jeudi du mois, pour créer une nouvelle singularité dans l’univers bouillonnant de Belleville : JJ.

Intimité, personnalité, mais tout autant ouverture sont les maitres mots des ces nouvelles soirées hebdomadaires, dont le nom, acronyme de Jeudi Java, évoque les initiales d’un personnage haut en couleurs, « que tout le monde connaîtrait sans même savoir son vrai nom, qui connaîtrait tout le monde, qui aimerait faire la fête et qu’on aimerait suivre jusqu’au matin ». De Miley Serious à la wave de Ghõst, au-delà de l’univers musical des artistes conviés, c’est surtout pour leur capacité à représenter ce que la culture club a de plus stimulant qu’ils seront invités.

Il a composé pour Trax un podcast, aux allures de voyage progressif vers le cosmos, et à l’image des cérémonies qu’il propose.

Que voulais-tu exprimer avec ce mix ?


A posteriori, je le vois bien raconter l’histoire de l’enlèvement par des extraterrestres d’une jeune femme de 1985. Ca commence dans une salle de concert en sous-sol, ça finit dans l’espace, et ça passe par des combats post-indus et l’injection par les aliens de substances qui font percevoir d’autres réalités. 

Quelles furent les conditions d’enregistrement? Quelles techniques, supports as tu utilisés ?


J’ai enregistré ce mix dans la “rave cave” d’Ed Isar, un dj bien équipé et qui m’influence beaucoup (deux morceaux du mix sont de producteurs qu’il m’a fait découvrir).

Quelles influences et quelles scènes as-tu voulu représenter dans ce mix ?


J’ai voulu être assez proche de la programmation que je mets en place dans le cadre des soirées JJ que je compte mettre en place, bâtir un set dans lequel les DJs programmé-e-s sur les premières soirées de JJ peuvent se reconnaître. On peut ranger tout ça entre l’EBM 80s et la musique de rave atmosphérique, en passant par beaucoup d’acid. 

Quel serait le lieu parfait pour l’écouter ?


D’abord dans une cave puis dans l’espace, en glissant de l’une à l’autre progressivement (se faire soulever par un engin extraterrestre si possible).

As-tu quelque chose à exprimer, à annoncer? 


Eh bien la Java, le club de Belleville, m’a confié la programmation des jeudis. J’ai créé un nouveau rendez-vous hebdomadaire clubbing, JJ. L’idée, c’est un lieu intimiste, où l’on se sent chez soi, en famille, mais avec des dj, de la musique de qualité, mais avant tout des personnalités. Charismatiques, novateurs, et rassembleurs. 

La première de JJ est donc prévue ce soir, jeudi 6 septembre. Et c’est toutes les semaines à compter de ce jour.

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