Trans Musicales de Rennes 2019 : 6 artistes à ne manquer sous aucun prétexte

Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©Marion Bornaz
Le 04.11.2019, à 16h56
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©Marion Bornaz
Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©Marion Bornaz
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Pour leur 41e édition du 4 au 8 décembre, les Trans Musicales de Rennes visent juste une fois de plus avec une programmation large, mais toujours pointue, qui explore en profondeur les continents variés des musiques actuelles. Une excursion rennaise qui fait trépigner d’impatience les mélomanes les plus curieux.

« Nouveau depuis 1979 ». Telle est la devise des Trans Musicales depuis maintenant 40 ans. Attendu chaque année par tous les mélomanes de France, le festival rennais fait chanter en cœur, le temps d’un week-end, les voix multiples des musiques d’aujourd’hui. Prônant fièrement l’idée de sono mondiale, les Trans Musicales mettent en avant un versant positif de la mondialisation : le voyage des sonorités et, avec elles, des cultures, l’échange qui relie grâce à la musique, cette langue universelle, et qui fonde une internationale du groove. Notion chère au co-fondateur et directeur artistique du festival, Jean-Louis Brossard, le groove est ce qui donne le “La” à une programmation bariolée, allant de la pop aux musiques électroniques, en passant par l’archipel des black musics, et réunissant cette année des artistes d’une cinquantaine de pays du 4 au 8 décembre prochain.

Au sein d’une programmation riche, Trax Magazine a sélectionné quelques rendez-vous pour les amateurs de musiques électroniques, avec tout d’abord quatre artistes qu’on ne présente plus. De retour aux Trans Musicales sous une nouvelle formule, Acid Arab présentera pour la première fois en France le samedi 7 décembre son nouveau live, en compagnie de nombre de musiciens ayant participé à la composition de leur dernier album, Jdid. Également de retour, après un passage à ses débuts en 2008, c’est fort d’une quinzaine d’EP toujours inspirés et d’un album respirant la maturité que Djedjotronic viendra clôturer la Greenroom le jeudi soir. Remarqué pour ses live explosifs et sa finesse de producteur, Darzack, petit prince de la techno française présentera en exclusivité une nouvelle performance, après avoir fêté quelques jours plus tôt sa première release party au Rex Club à Paris. Autre nom connu des amateurs de hardcore, Billx, DJ virtuose et producteur prolifique de Frenchcore, hardtek et psytrance clôturera quant à lui la Greenroom le samedi soir.

Mais les Trans Musicales, ce sont avant tout des découvertes, des voyages musicaux évoluant de continent en continent au fil des concerts. L’odyssée débutera le jeudi soir avec le live du duo colombien Ácido Pantera mêlant machines et instruments natifs d’Amérique du Sud, greffant des sonorités acid aux rythmiques traditionnelles pour un résultat des plus dansants. Après deux EP en 2014 et 2016, ce concert sera l’occasion de présenter leur dernier opus, Ritual Eléctrico, sorti fin octobre sur Discos Fiera.

Prochaine étape, toujours le jeudi soir, avec le Marocain OCB, alias electro de Driss Bennis, producteur et fondateur du label Casa Voyager. Évoluant par ailleurs dans différents styles musicaux, OCB est une célébration du son electro des pionniers de Détroit, qui s’illustre particulièrement dans l’EP Anticlimax, paru l’an dernier.

Enfin, ce jeudi soir se conclura par une excursion spatiale à bord du “piano boom boom” du Français Mezerg, un bolide acoustique survitaminé aux caissons de basse et aux synthétiseurs. S’il a sorti un premier EP en 2018 qui en dit long sur son projet hybride, ce sont avant tout ses performances live explosives qui l’ont fait connaître, à l’instar de celle dans le tramway de Bordeaux en 2016. Dans la veine d’un Marc Rebillet également programmé le vendredi, le concert de ce one-man band sera aussi l’un des moments fort de ce voyage musical.

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FESTIVAL SUR LES RAILS #1 L'aftermovie du premier festoche en plein cœur du tramway bordelais !

Publiée par MEZERG sur Mercredi 28 septembre 2016

Le vendredi soir, ce sera au tour du Brésilien Gezender de prendre les commandes du navire. Jeune producteur prometteur, adepte de l’acid sous ses formes les plus diverses, sa musique appelle à une immersion mentale préparant un déchaînement physique. Son talent a été vite repéré puisqu’il signait en 2017 l’EP Om sur International Deejay Gigolo Records, le label de DJ Hell. Sa performance précédera celle, le samedi, de son aîné et compatriote Victor Ruiz, précurseur de la scène techno au Brésil.

Le samedi, la soirée débutera par la langueur chaloupée du live machines et voix de l’Argentine Catnapp. Posant sa voix sur des rythmes oscillant entre bass music, hip-hop et pop déviante, la musicienne développe un univers très personnel dans lequel sa sensibilité est portée par un amour des basses lourdes. Désormais basée à Berlin, elle signait son troisième album, Break, cette année sur Monkeytown Records, le label de Modeselektor.

Entre Darzack et Acid Arab, le DJ et producteur lituanien Pletnev, originaire de Saint-Pétersbourg en Russie, disposera de la plus grande salle du parc expo pour faire montre de ses talents. Après des débuts house sous un autre alias, Alexander Pletnev adopte son véritable patronyme pour produire une musique électronique plus personnelle, laissant entendre au fil de ses EPs des influences variées, acid house, tribal, deviant disco, EBM, voire expérimentales. Il signe trois opus en 2019 dont le dernier fin septembre.

Si les Trans Musicales nous font voyager en musique autour du monde, le festival ne s’éloignent pas pour autant de son objectif d’origine, faire valoir la richesse de la scène rennaise. Une mission menée à bien aujourd’hui notamment grâce à un programme d’accompagnements dont profitent les jeunes talents locaux. Cette année, un des groupes accompagnés est la mini-fanfare techno Tekemat qui jouera en concert gratuit à l’Étage le samedi. À noter également que la soirée du samedi se clôturera avec le duo de DJs rennais Bre.Tone, qui cultive la bonne humeur au travers de sets oscillant entre disco, funk et house. Du groove donc, la recette idéale pour retrouver, tradition oblige, Jean-Louis Brossard dansant aux côtés des artistes du closing, toujours aussi jeune depuis 1979.

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’événement.

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