Todd Terje enflamme la Philharmonie pour le Days Off Festival

Écrit par Trax Magazine
Le 15.07.2015, à 15h37
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Écrit par Trax Magazine
Ça commence en douceur avec un concert de l’Impératrice, enchaine avec Moodoïd, et se termine en folie avec un live de Todd Terje & The Olsens : cette soirée de concerts electro-disco 70’s, donnée le 4 juillet à la Philharmonie 2, a été le climax de la nouvelle édition du Festival Days Off (1 au 8 juillet). Trax y était !

Il est très rare de voir le DJ norvégien Todd Terje se produire en live, à Paris, accompagné du groupe de musiciens The Olsens. Pas étonnant qu’une foule d’aficionados du producteur de l’un des meilleurs albums de 2014, It’s Album Time, ait déferlé pour l’occasion dans les enceintes de l’ancienne Cité de la Musique. Mais avant de découvrir l’Inspector Norse sur la scène de la Philharmonie 2, deux autres groupes ont chauffé cet espace symphonique : L’Impératrice et Moodoïd.

La Philharmonie 2

Malgré un début de soirée en demi-teinte qu’a amorcé L’Impératrice, connu pour son groove minimal et onirique, Moodoïd a su stimuler le public, fidèle à son psychédélisme tropical. En effet, L’impératrice a offert un concert gratuit aux curieux qui emplissaient peu à peu l’entrée de la Philharmonie 2. Même si le groupe, piloté par Charles de Boisseguin, ouvrait tout en mesure les festivités de cet évènement electro-pop-disco, Moodoïd a relever la barre du tempo pour naviguer avec brio dans les méandres de son Monde Möö (premier album).

Moodoid

Fan de Todd Terje, Pablo Padovani (leader charismatique de Moodoïd) a modelé de ses rythmiques vaudou la salle de concert en un club fantasque, avant de cristalliser l’ambiance en une symphonie ébouriffante, honorée par la présence d’un saxophoniste alto qui a réussi à se balader dans les rayons de ce supermarché cosmopolite.

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Après une courte entracte, Todd Terje s’est installé avec The Olsens, groupe composé du batteur Olaf Olsen (Big Bang), du percussionniste Martin Windstad et du bassiste et vibraphoniste Lars Horntveth. Ils ont jeté une première nappe spacialisée aux harmonies organiques avant de s’emballer sur une rythmique brésilienne complètement 70’s, marque de fabrique du norvégien qu’il instille jusque dans sa charte visuelle. Depuis ses premières « disco-edit », Todd Terje nous a effectivement habitué à ce mélange retro-électrique qui flirte avec la disco, la synth-pop et le dub, comme notamment sur « Alfonso Muskedunder » ou « Svensk Sås » pour les plus tropicales.

C’est au travers de ce magma musical que le public, compacté, a pu s’exalter malgré la moiteur ambiante. Show de lumière en interaction avec les tubes de Terje, la salle a failli exploser lorsque les premières notes du célèbre titre « Inspector Norse » se sont faites entendre, déclinées en une multitude de variations grâce aux musiciens.

Tenu en haleine, le public a assisté à un feu d’artifice final de son, de danse et de bonne humeur grâce à la troupe de danseurs déguisés de perruques et de néons colorés. Après sa performance et un tonnerre d’applaudissements, Todd Terje pouvait encore entendre des coulisses le public chantant en cœur l’entêtant thème de « Inspector Norse » !

danseurs

Todd Terje et ses danseurs (nos plates excuses pour la qualité, on dansait trop)

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