The Peacock Society hiver : souvenirs kaléidoscopiques

Écrit par Thémis Belkhadra
Le 02.02.2016, à 14h41
03 MIN LI-
RE
©Thémis Belkhadra
Écrit par Thémis Belkhadra
Fort de déjà trois éditions estivales, l’équipe de We Love Art – également à la tête du très bon We Love Green – a posé, pour la première fois en hiver, son festival des musiques électroniques : The Peacock Society. Une déclinaison réussie haut la main que l’on vous raconte en texte et en images.

The Peacock Society ©Thémis Belkhadra

Cet oiseau majestueux de la capitale qu’est The Peacock Society, avait pour habitude de prendre son envol au mois de juillet. À trois reprises, il vous a fait rêver, chahuter, hurler pour beaucoup, danser pour tous. Cette année, We Love Art, la maison-mère du Peacock, n’a pas pu patienter jusqu’à l’été, et nous non plus.

C’est donc le 30 janvier 2016 que l’oiseau a fait son retour au Parc Floral, pour son premier vol d’hiver. Et comment parler de cette édition sans en placer une belle pour le remplacement des poufs d’été par des bains norvégiens #bouillants ?

The Peacock Society ©Thémis Belkhadra

Côté son, le Peacock offrait sans aucun doute l’un des meilleurs line-up de l’année. Les portes se sont ouvertes à 20h sur un warm-up 100% frenchy. Clara 3000 a ouvert la scène Warehouse face à une foule déjà bien compacte, puis le duo Zombie Zombie (le projet d’Etienne Jaumet, composé de trois musiciens en live) a repris le flambeau avec un très bon live techno aux couleurs jazzy, dont les riffs de saxophone résonnent encore dans nos oreilles.

Le Parisien Nathan Melja a ensuite ouvert la scène Squarehouse avec un set techno puissant. Nous n’en attendions d’ailleurs pas autant de sa part à cette heure encore prématurée de la nuit, lui qui nous a habitué à des sons plus house, plus Mister Saturday Night Records. Melja a vite réveillé tout le monde et la magie Peacockienne a commencé à opérer.

Nathan Melja, The Peacock Society ©Thémis Belkhadra


The Peacock Society ©Thémis Belkhadra

Au cours de la nuit, les amateurs d’ambiances planantes ont pu se régaler sur ce qui restera pour nous comme le meilleur Danny Daze, étonnement et excellemment downtempo ; du set afro-techno de Daniel Snaith aka Caribou aka Daphni, mais aussi sur Daniel Avery.

Juste à côté, les plus funky ont pu fendre le dancefloor sur les tubes ou raretés disco de Motor City Drum Ensemble, parfois techniquement bancale, mais à la sélection toujours jouissive. Nous retiendrons également le très sombre set de Rrose dans l’intimité du bocal en verre du parc – malheureusement pas assez fort ! – ainsi que le live des deux très jeunes Écossais de Clouds : une techno brutale bardée de long passages expérimentaux faits de Larsens et de tempêtes de distortion dignes des anciens British Murder Boys : dingue.

Au milieu de la soirée, on opèrait un petit détour par le ciné club, une nouveauté du festival qui projetait les documentaires Paris Is Burning sur la culture Queer et The Sound Of Belgium au sujet de la scène new beat belge, suivis d’une conférence avec certains artistes du line-up comme Danny Daze ou Étienne Jaumet, animée par le directeur de la publication actuelle de Trax, Antoine Buffard, et Patrick Thévenin, ancien rédacteur en chef dudit magazine et de Grazia.fr.

On terminera avec Andrew Weatherall, qui a rassasié les derniers affamés de techno dans un dernier tour de piste magistral : un set équilibré entre mélodies symphoniques et basses rythmées.


Danny Daze, The Peacock Society ©Thémis Belkhadra


Luke Hess, The Peacock Society ©Thémis Belkhadra

Une nouvelle fois, The Peacock Society a brillé de toutes les couleurs de la musique électronique. Des plus claires aux plus sombres, des plus expérimentales aux plus convenues. Et si l’on parle de couleurs, impossible de ne pas en placer une seconde pour ce light show à couper le souffle, dont l’originalité de son balayage a maintenu en l’air la tête de beaucoup.

Assuré par Franz & Fritz, ce studio parisien à l’origine (entre autres) des scénographies du live de Rone, de Gesafflestein, ou encore de Jackson And His Computer Band. Ce light show a définitivement fait passer cette première édition du Peacock Society hiver du statut de génial à inoubliable.

Daniel Avery, The Peacock Society ©Thémis Belkhadra

The Peacock Society ©Thémis Belkhadra

Motor City Drum Ensemble, The Peacock Society ©Thémis Belkhadra


The Peacock Society ©Thémis Belkhadra


The Peacock Society ©Thémis Belkhadra

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant