Techno ougandaise, aurores boréales et parti pirate : le festival Insomnia revient exploser les codes

Écrit par Erwan Lecoup
Le 15.10.2019, à 18h12
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Écrit par Erwan Lecoup
Du 24 au 26 octobre 2019, c’est le retour en Norvège de l’Insomnia Festival pour sa 18ème édition. Ce rassemblement propose une réflexion sur la culture électronique au sens large du terme, au travers d’une programmation soutenue par le projet We Are Europe, en alliant musique électronique, conférences, workshops et expositions.

C’est en Norvège, à Tromsø, que la 18ème édition de l’Insomnia Festival s’apprête à revenir du 24 au 26 octobre 2019. Entre musique, conférences, workshops, séminaires et expositions issus de la culture électronique, le vaste programme du festival est en partie présenté par le projet We Are Europe. Créée en 2016, cette fédération de huit festivals européens sera présente pour défendre et promouvoir les valeurs de la culture électronique en Europe, ainsi que trouver des solutions viables pour le futur, en terme d’innovation culturelle, de développement social et de nouvelles technologies.

Le spectre de la musique électronique va être balayé sur toutes les fréquences : des percussions tribales expérimentales et électro-acoustiques, du rap et du dub, de la pop artistique et de la techno bouillonnante… Ce rassemblement met en avant des performances d’artistes engagés dans ce projet, tels que le saxophoniste queer Bendik Giske, le DJ anglais Jon Hopkins ou bien l’Américaine Juliana Huxtable. Des artistes ougandais viendront spécialement pour l’occasion, à compter sur la pluri-disciplinaire Hibotep et le groupe afro-techno Nihiloxica. L’Anglais Nazar, ainsi que l’Américano-canadien Tim Hecker seront aussi présents.

Le samedi 26 octobre, We Are Europe proposera également deux conférences durant le festival, en collaboration avec Elevate Festival et Reworks Agora. La première, Dangerous and Digital – The Hate that Controls the World, comptera parmi ses intervenants Katharina Nocun, directrice de Piraten, le parti des pirates en Allemagne, et traitera de la diffusion de fausses informations sur internet, et de la polarisation et division de la société. Comment les personnalités politiques et les partis utilisent et profitent de ces fausses informations dans leur lutte pour le pouvoir ? Et quel rôle, le cas échéant, les grandes entreprises de médias sociaux devraient-elles jouer dans la modération de son contenu ?

La seconde conférence, Digital Democracy – Dangerous E-Voting vs Powerful Innovation to Collaborate abordera des enjeux du vote politique électronique. Entre idées novatrices et dangers politico-sociaux, l’objectif est de déceler et déterminer les risques liés au vote numérique, du processus d’élection numérique au pouvoir de la prise de décision en collaboration avec les médias sociaux et publics contrôlés démocratiquement. Cette seconde conférence bénéficiera de l’expertise de Kseniya Ermoshina, docteure en socio-économie de l’innovation à l’université de Toronto.

Toutes les informations sont disponibles sur la page Facebook de l’événement.

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