Sweely, l’électron libre de la nouvelle génération house de France

Écrit par Paul Brinio
Photo de couverture : ©D.R.
Le 26.09.2019, à 12h29
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©D.R.
Écrit par Paul Brinio
Photo de couverture : ©D.R.
Le producteur niçois de 21 ans Sweely sera derrière le DJ booth de l’Escalier Club à Saint Malo le 1er novembre, armé de sa house puissante aux accents vintage. Ce bedroom producer n’est pas là par hasard.

Derrière ce pseudonyme se cache William, un Niçois de 21 ans qui, comme beaucoup, s’est lancé dans la production house depuis sa chambre. Ultra-productif, l’artiste a inondé son compte SoundCloud de plus d’une centaine de tracks ces dernières années. De véritables pépites, dont beaucoup ne sortiront jamais, mais qui démontrent l’univers aussi riche que varié de Sweely. Parmi ces morceaux, le désormais fameux “Music Is Something Special”, sorti il y a quelques années, qui le propulsa sous les yeux d’un public plus large. Il s’affichait également en octobre 2015 sur la compilation Habemus Paname de Pont Neuf Records. Dès lors, Sweely ne s’arrêtera plus.

Sweely, c’est un artiste armé d’une MPC, d’un sampler, d’une TR-8, et d’une furieuse envie de danser avec son public, rien de plus. Et c’est largement suffisant. Quand Trax lui demande comment il exprimait son énergie durant une prestation, il répond « J’essaye d’être le plus présent possible, je ne réfléchis pas forcément à ce que je dois faire ou passer. Je suis le plus instinctif possible. Pour moi, on fait mieux les choses instinctivement. Je danse aussi beaucoup et je suis très mobile, tout en ayant un vrai contact visuel avec la foule. Ce qu’il faut, c’est vivre le truc à fond et être le plus expressif possible. J’imagine que ça doit se ressentir, que ce soit dans la musique ou dans mon attitude. »

Sweely, c’est un artiste armé d’une MPC, d’un sampler, d’une TR-8, et d’une furieuse envie de danser avec son public, rien de plus. Et c’est largement suffisant. Quand Trax lui demande comment il exprimait son énergie durant une prestation, il répond « J’essaye d’être le plus présent possible, je ne réfléchis pas forcément à ce que je dois faire ou passer. Je suis le plus instinctif possible. Pour moi, on fait mieux les choses instinctivement. Je danse aussi beaucoup et je suis très mobile, tout en ayant un vrai contact visuel avec la foule. Ce qu’il faut, c’est vivre le truc à fond et être le plus expressif possible. J’imagine que ça doit se ressentir, que ce soit dans la musique ou dans mon attitude. »

Une définition personnelle de la house

« Musicalement, la house est un genre qui a énormément d’influence, pour moi, c’est meilleure façon d’introduire n’importe quel style aussi bien acoustique qu’électronique, au niveau de la rythmique surtout », explique-t-il. Effectivement, quand on écoute ses productions, on passe de la chill house à l’acid, en enchaînant avec la jackin et la micro-house. Pour Sweely la house est une « très bonne forme d’évolution de la musique. » Mais c’est aussi un état d’esprit : « Personnellement, je trouve que c’est la cohésion parfaite entre la classe et l’underground. Cette musique m’évoque quelque chose de classe, allié à une mixité sociale dans la musique et le public. » Une façon d’appréhender la musique qui se ressent dans chacune de ses sorties, aussi bien sur le various Chalutier du Havre de La Chinerie, que sur son EP signé chez Dtape Records en avril dernier, puis sur son Calm Down Homie, sur le sous-label Chineurs de House, un mois plus tard.

Influence et vision

« J’écoute de la house et de la musique électronique depuis sept ans mais je ne peux pas dire que ça m’a bercé. J’écoute énormément de genre de house différents. C’est plus une évolution constante de la maturité de mes goûts. » Voilà l’univers de Sweely, en perpétuelle évolution et aux influences diverses. Quand on lui demande ses affinités en cette fin d’année, il répond : « En ce moment, j’écoute énormément de jazz, sinon tout ce qui est micro-house japonaise ou allemande… » Quant à sa vision du dancefloor, elle est aussi très personnelle : « J’aime beaucoup quand tu sens que le dancefloor est absolument uni. Pas forcément par rapport à moi, mais par rapport à la musique, quand il y a une espèce d’union entre les gens. Peu importe l’endroit, qu’il y ait de la transpiration partout, ou que les gens se mettent à danser de manière loufoque Il faut que l’ambiance soit mise en place du début à la fin, que ça reste sur une ligne directrice, qu’il n’y ait pas plein d’ambiances différentes mais une seule et même cohésion dans le public, une communion. » On espère que c’est cette ambiance qu’il retrouvera sur le dancefloor de l’Escalier Club de Saint Malo le 1er novembre. 

Toutes les informations sont à retrouver sur la page de l’évènement Facebook.

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