Spring : récit d’une nuit techno dans la crypte du château breton de Kériolet

Écrit par François Brulé
Le 17.05.2016, à 14h08
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©Laurent Garnier - Spring d'Astropolis Souenellen
Écrit par François Brulé
Comme annoncé fin avril, la soirée mystique de la Spring à Kériolet a tenu ses promesses. Organisée par le festival Astropolis, cette nuit du 4 mai a rameuté plus de 1 500 fous furieux qui, plus de 10 heures durant, ne se sont pas arrêtés de danser dans le château de Kériolet. De la cour à la mystérieuse crypte en passant par le jardin du château, Trax vous raconte cette nuit hors du temps.
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Wayfarer à couleurs, casquettes, baskets et c’est parti ! © Souenellen

Sous le soleil du hardcore

19h, parking de Kériolet. Les rumeurs sur la programmation de la Spring fusent sous le soleil breton (si, si ça existe). Manu le Malin à l’occasion du tournage du Electric Rescue, Laurent Garnier.

Une cour 100% française

Octave One, DJ Pierre, Kevin Saunderson, DJ Chloé ou encore Kenny Larkin. Les précédentes éditions de la Spring en ont vu passé du beau monde dans la cour du château de Kériolet. Cette année, elle accueille un line-up plus “classique”. Après une fracassante entrée en matière, The Driver se fait rejoindre par Electric Rescue pour offrir leur show W.LV.S. À 2h, les locaux du Sonic Crew prennent les rênes d’une foule surchauffée à plus de 140 BPM depuis quelques heures pour laisser place au monstre Laurent Garnier. À Tokyo la semaine dernière, du haut de ses 50 ans, le tonton joue plus de quatre heures jusqu’au petit matin, avant d’enchaîner les Nuits Sonores et le Xoyo à Londres dans le même week-end. Infatigable, l’ambassadeur de la techno livre ici, comme à son habitude, un set quasi-parfait.

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Il est 8h, Astro s’éveille ! © Axel Masson

Mais cette année, le gros morceau de la Spring se déguste dans la crypte. Pour la première fois, cette petite pièce située au sous-sol du château voit ses pierres trembler. Les deux Bretons T Bia et Mac Loud ouvrent les festivités dès 23h. Torgull prend la main en live jusqu’à ce que Manu le Malin revienne de la cour après quatre heures de spectacle. Le prince du hardcore dispose de 45 minutes pour “souffler” avant de repartir de plus belle dans cette pièce de 50m². Le début de son set rameute bon nombre de ses aficionados, qui, pour la plupart ont financés le documentaire. La crypte est pleine à craquer. Ça fume de partout. Au milieu de la pièce, Manu le Malin lance ce qu’il sait faire de mieux depuis ses premières raves lors des 90’s. Toute de fer rouillé, la gran’dame de Benalo (en référence à la cover de la compilation Biomechanik) préside la crypte, dans laquelle il est alors difficile de se frayer un chemin parmi les raveurs qui hantent la salle.

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La gran’dame, stoïque face à Lenny Dee. © Souenellen

Get back to the 90’s

Après ce début de nuit hors du temps, le natif de Brooklyn Lenny Dee débarque dans la crypte avec une techno lourde oscillant entre gabber et hardcore. Dans le game depuis les années 80, celui que l’on considère comme l’un des meilleurs DJs du monde n’usurpe pas sa réputation. Le petit homme retourne totalement le public de la crypte. Dans la même veine, le britannique The DJ Producer se charge de clôturer cette sombre pièce. Pour le grand final, ces quatre fantastiques du hardcore rejoindront Laurent Garnier sur scène dès 6h avec l’interminable intro de “Gravitationnal Arch Of Ten” de Vapourspace.

Les 4 Fantastiques ! © Julio Ifacada

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