La “Sphère Électronique” lance 3 questionnaires pour aider la scène française face à la crise

Écrit par Sarah Pince
Photo de couverture : ©Yvette De Wit
Le 02.10.2020, à 11h09
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©Yvette De Wit
Écrit par Sarah Pince
Photo de couverture : ©Yvette De Wit
Alors que le milieu de la musique électronique commence à prendre de plein fouet les retombées de la crise sanitaire, ses acteurs se mobilisent autour de l’initiative “Sphère Électronique” pour tirer la sonnette d’alarme. Pour porter leurs revendications, une série de questionnaires lancée par Technopol collecte sur deux semaines des chiffres sur les artistes, organisateurs d’évènements et structures à travers toute la France.

Après un premier cri d’alarme relayé dans une tribune publiée le 30 juillet dans Libération, la scène électronique hexagonale, rassemblée spontanément sous le nom de “Sphère Électronique”, continue de s’organiser face au choc économique engendré par la pandémie. Sous l’impulsion de Technopol, une série de questionnaires à l’attention des amateurs et des professionnels du milieu collecte des données statistiques. Son but : identifier les besoins du secteur, défendre les intérêts de ses acteurs auprès des pouvoirs publiques et renforcer la scène hexagonale.

Collecter des chiffres pour mieux défendre les intérêts du secteur

L’initiative est d’abord venue d’un constat : celui du manque de données statistiques concernant l’économie des musiques électroniques en France. Grâce aux informations collectées via les questionnaires, Sphère Électronique et Technopol espèrent peser d’avantage sur les politiques publiques. « Pour défendre le mieux possible les acteurs de la scène électronique auprès des politiques, il faut qu’on ait des chiffres », explique Kevin Ringeval, membre du conseil d’administration de Technopol.

Après la première phase de collecte, les données seront traitées et transmises à différentes institutions via des antennes mises en place par Technopol dans tout le pays. Dans le cadre des négociations en cours sur la part du budget alloué à la musique électronique, ces données seront présentées lors des prochaines rencontres avec le Ministère de la Culture. Fin octobre, ces chiffres seront transmis aux institutions comme la Sacem ou le Centre National de la Musique. Pour accompagner la reprise de l’événementiel, ces données permettront également de soutenir des demandes auprès des préfectures notamment pour appuyer la tenue d’événements.

Fédérer et structurer la scène hexagonale

Au-delà de l’urgence du contexte actuel, ce projet cherche à fédérer et structurer la scène hexagonale sur le long terme. Avec un réseau d’antennes déployé dans toute la France, Technopol entend « mutualiser les outils de communication, les compétences, le matériel, pour travailler ensemble et être beaucoup plus forts », explique Kevin Ringeval, aussi en charge du développement des antennes de Technopol au national. « On veut exister en tant que secteur à part entière, avoir nos propres financements sans être confondu avec les discothèques », ajoute-t-il.

En plus de servir de relai pour transférer les informations de terrain, ce dispositif déploiera un programme de soutien aux scènes locales, en apportant un accompagnement pour les jeunes artistes. Une première antenne pilote rassemblant plus de 25 structures doit ouvrir le 20 octobre prochain à Bordeaux.

Pour remplir les questionnaires, rendez-vous sur cette adresse.

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