Sonar 2015 : 72 heures rien que pour vos sens

Écrit par Trax Magazine
Le 07.07.2015, à 09h00
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Écrit par Trax Magazine
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La grand-messe estivale des musiques électroniques et de la créativité technologique — plus connue sous le nom de Sonar —, c’est le rendez-vous annuel qu’on n’aurait manqué pour rien au monde.

Éclectisme, pointures pointues, têtes d’affiches fédératrices, petits noms prometteurs, le tout en provenance des quatre coins de l’Europe, ou même un peu plus loin, le line-up 2015 était solide ! Barcelone nous avait à peine ouvert ses bras, qu’on était déjà transportés par l’atmosphère à très haute teneur festive qui y règne, du matin au soir et du soir au matin. C’est dit : pas de répit pour le sonarien ! Ça commence à midi pétantes. Sonar by Day. Cinq scènes se partagent le site : le Sonar Village, en partenariat avec Estrella Damm, le fameux rafraichissement bulleux local, le Sonar Dôme, en partenariat avec Red Bull (dont on vous parlait ici), le Sonar Hall, le Hall +D et le Sonar Complex. Autant dire que le choix est embarrassant, et qu’il pourra honorablement se faire (pour qui n’aurait consciencieusement planifié son parcours) au gré des rencontres et des coups de cœur.

Sonar Sonar Sonar 2015

Tous les goûts et toutes les singularités s’y retrouveront. Au Sonar, on navigue avec curiosité d’un live électro à une scène grime trap ; on passe, sans même un chaud-froid, d’un set techno à un revival des années 80, avec des Duran Duran loin d’être obsolètes. Squarepusher signe son grand retour sur scène. Masqué d’un scaphandrier new génération qu’il ne gardera pas bien longtemps, l’humble génie nous a livré un live d’une puissance vibratoire exceptionnelle, aux confins de l’expérimental, instruments et machines mêlés, projections soignées. On soulignera, entre foule d’autres, le live magistral d’Henrik Schwarz, ou encore la performance massive d’une Xosar qui envoie loin.

Sonar 2015

Et si, par on ne sait quelle étrangeté, une lassitude de toutes ces scènes et artistes à ne plus savoir qui choisir venait soudainement à vous prendre, sachez que le Sonar by Day – haut lieu de rencontre professionnelle des créatifs de tous poils, c’est aussi et surtout une myriade d’expos, de performances, de conférences et de congrès, offrant une vitrine aux toutes dernières innovations technologiques : oculus rift, 3D, réalité virtuelle, design, … Ça, c’est le Sonar D+. Pour en prendre plein les oreilles ET les mirettes ! Geek ou pas, ça vaut carrément le détour.

Sonar 2015

C’est au soleil couchant que l’on commence à migrer vers le Sonar By Night, le versant nocturne de la fête, point d’orgue d’affluence (et rien de plus normal au vu des énormités qui nous y attendent). Quatre spots quadrillent l’espace : Club / Pub / Lab / Car, et un line-up de fou à en perdre le sens commun : Daniel Avery, Jamie Jones, Seth Troxler, Paranoid London, Hudson Mohawke, Flying Lotus, Dubfire, Koreless, Randomer, Rone, Laurent Garnier, … Aïe aïe aïe ! Ne manquait plus que Jamie xx qui, tiens, n’était pas à l’affiche mais a profité d’un passage dans le coin pour offrir au public du Sonar un set d’une maîtrise fluide et généreuse qui a sévèrement fait danser le Sonar Pub !

Sonar

Pour vous faire un débrief (forcément) non exhaustif. Pour commencer par le hip-hop, A$AP Rocky a littéralement mis le feu, et poussé le vice bling-bling jusqu’à arroser le public de dollars… pour un moment d’anthologie.

A$AP Rocky[/caption] Niveau électro, pêle-mêle : un Skrillex pas au top de sa forme (si l’on s’en réfère à des souvenirs plus grandiloquents que ce Sonar 2015), un show électrique des Chemical Brothers avec projections vidéo hautes en couleurs, un Hudson Mohawke d’une polyvalence bluffante, juché sur ses claviers et machines, qui a mené un live redoutablement énergique. Un Laurent Garnier magistral en closing du Sonar Pub samedi soir, l’homme idéal des levers de soleil…

Sonar 2015 The Chemical Brothers

En bref, ce qu’on retiendra du Sonar 2015 : une programmation consistante, hétérogène et ouverte, un déploiement scénographique hors du commun : entendons par là une technologie au service des sens, sans gratuité dans son déploiement, et des bonnes vibrations de tous les côtés. Ça fait vraiment plaisir de voir que la qualité ramène autant de public. Un festival haut de gamme, avec un persistant goût de reviens-y…


Sonar 2015

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