Scandalisé, le collectif female:pressure écrit une lettre ouverte au Musée des musiques électroniques de Frankfort

Écrit par Clarisse Prevost
Le 12.04.2022, à 19h01
02 MIN LI-
RE
Écrit par Clarisse Prevost
Les raisons ? Un cruel manque de diversité, d’inclusivité et l’omission des racines Afro-Américaines de la techno.  

female:pressure, un réseau mondial d’artistes femmes, non-binaires et transgenres fondée par Electric Indigo, a rédigé une lettre ouverte critiquant le musée des musiques électroniques de Francfort (MOMEM) le jour de son ouverture. Que dénoncent t-elles ? Une diversité moindre des salariés musée, explicité dans ce passage de la lettre : « L’ouverture du MOMEM est exclusivement entre les mains d’hommes cis (Sven Väth, Sami Hugo, Sven Louis et Noe Fazi en tant que DJs, Tobias Rehberger en tant que curateur. L’équipe de directeurs de MOMEM est également 100 % masculine ».

Mais c’est aussi l’absence de référence au rôle de la culture Afro-Américaine dans la naissance et la formation du genre qui est blâmée. Dans une invitation publique à l’occasion de l’ouverture du musée, le maire de la ville —Peter Feldmann, à qui la lettre s’adresse également – précise qu’il se trouve dans le coeur de la ville, où la Techno serait née, quand celle-ci est née à Détroit. Elles expliquent : « Si la revendication est une pure mesure de marketing, elle exploite de manière inadmissible les cultures des personnes ayant un passé de migration et d’oppression en marginalisant leurs réalisations. »

female:pressure est un collectif fondée par la DJ et musicienne Electric Indigo, qui a répondu à Trax dans un article qui traite du sexisme au sein du milieu de la techno.

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant