[REPORT] IR BCN : le bonheur à l’espagnole

Écrit par Trax Magazine
Le 24.06.2015, à 16h03
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Écrit par Trax Magazine
Barcelone, la semaine dernière, a résonné comme elle sait si bien le faire, à l’occasion du Sonar et de la cohorte d’évènements Off qui l’ont accompagné. C’était l’occasion pour nous de poser nos valises à l’IR BCN, le temps d’un (trop court !) rêve éveillé.

IR BCN

Pour faire bref, dans la jungle rutilante du off, l’IR BCN se positionne clairement comme LA parenthèse chaleureuse et exigeante d’un Barcelone en ébullition, rendez-vous incontournable, et vraiment canon parce qu’à taille humaine.

L’IR c’est un peu la rencontre idyllique du chill en milieu verdoyant et de l’électro pointue et festive. On y a passé un moment incroyablement convivial et polyglotte. Au retour, les impressions sont douces et joyeuses.

Pour sa quatrième édition seulement, il se distingue comme l’événement du Off à ne pas rater, valeur montante, autant par la qualité et la cohérence de sa prog que par le cadre incroyable dans lequel il se situe : une magnifique citadelle, construite à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1929, juchée sur le mont Poble Espanyol et surplombant le tout Barcelone, pour le plus grand plaisir des yeux et des sens.

Nos premiers pas à l’IR nous ont donc directement menés au sein de cette charmante bulle architecturale, où le pittoresque des bâtisses traditionnelles et des façades chatoyantes se dispute la vedette avec la luminosité d’un ciel tout ce qu’il y a de plus parfait. Passée la billetterie, on emprunte — avec le ravissement du vacancier béat ! – les petites ruelles ascendantes qui nous mèneront au sommet du Poble Espanyol, en haut duquel nous attend une vue panoramique imprenable.

IR BCN

L’IR vend du rêve ! Pendant quatre jours, de 16h à 1h, c’est LE before idéal pour les technophiles avertis autant que pour les promeneurs en quête de farniente. Et ce grand écart de public n’est pas un moindre charme. Se poser un instant pour siroter l’officielle San Miguel (la blonde qui fut entre toutes les mains) tout en dégustant un encas aux couleurs locales, entouré d’espagnols, de français, d’allemands et européens de tous horizons, le tout en écoutant la crème de la crème de la musique électronique, n’est-ce pas déjà goûter un peu de bonheur ?

Gare, toutefois, à ne pas avaler son chorizo de travers ! Car si l’ambiance chill des jardins est propice à la détente en fin d’après-midi, ne pas oublier que Dame Techno est au rendez-vous. L’affiche est lourde. Coucher de soleil grandiose au sommet de la colline. C’est le moment de passer aux choses sérieuses. Les rangs se resserrent, la foule se densifie sur le dancefloor, l’air s’électrise. On assistera à des sets d’une qualité remarquable, répartis entre deux scènes, la scène du Monastario, intimiste et fastueuse, où est accueillie notamment la Boiler Room de Ben UFO, et la Plaza Mayor, au beau milieu du site, scène aux dimensions plus imposantes.

Pas mondain, le festival gratifiera son public d’une apparition surprise de Jamie xx, qui n’était pas à l’affiche mais profite de son passage à Barcelone pour balancer un set pas pompeux, à un public qu’il sait averti.

Pour le reste, on aura droit, pêle-mêle, à des prestations de pointures, Dixon, Villalobos, Nina Kraviz, Ben Klock, MCDE…,  à du grand John Talabot, à un set élégant et puissant de DJ Koze, à une Sonja Moonjear au top de sa forme, à un live onirique et maîtrisé de Mathew Jonson, à un Kink magistralement affuté, à un set d’Âme plus qu’attendu par une foule compacte et réceptive, et à l’énorme B2B de Gerd Janson et Jackmaster, pour ne citer que les plus marquants (puisqu’on n’a malheureusement pas su se dédoubler…).

Les jambes sont HS, mais les sourires bien accrochés. Nous, on y retourna. Et vous, on parie que vous en brûlez d’envie.

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