La rentrée universitaire de septembre pourrait se faire 100% en présentiel

Écrit par Cécile Giraud
Photo de couverture : ©Frédéric Marquet pour La Montagne
Le 28.04.2021, à 14h50
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©Frédéric Marquet pour La Montagne
Écrit par Cécile Giraud
Photo de couverture : ©Frédéric Marquet pour La Montagne
En septembre prochain, la rentrée universitaire devrait se faire 100% en présentiel. C’est ce qu’a indiqué Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur mardi 27 avril sur France Inter

Etudiant·e·s, il est temps de reprendre le chemin de l’école. Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur a indiqué mardi 27 avril sur France Inter que le gouvernement préparait une rentrée 100% en présentiel pour le mois de septembre. Une étape finale de déconfinement qui sera possible si la situation sanitaire le permet. « Dans les semaines qui viennent, [l’objectif est de] repasser à 50 % de présentiel », a expliqué la ministre au micro de la radio. « À partir du 3 mai, les examens peuvent reprendre en présentiel ». De plus, les établissements qui en ont fait la demande, pourront dès la semaine prochaine organiser des sessions de remise à niveau.

Autotests et salles aérées

Les prochaines semaines ont pour but de tester les protocoles sanitaires mis en place par le gouvernement. Parmi eux, on retrouve notamment la distribution de 800 000 autotests aux élèves et aux personnels. Aussi, la multiplication des entrées, le gel à disposition et des salles aérées permettraient d’amoindrir la propagation du virus. Quant aux examens, ce sont aux établissement de choisir le dispositif de leur tenue. S’ils décident de les maintenir en présentiel, les étudiant·e·s sont convoqué·e·s « très en amont de l’heure » , a indiqué Frédérique Vidal. Enfin, dans le cas où la crise reprendrait en septembre, les facultés diviseront par deux leur capacité d’accueil.

Santé mentale en burn out

Si les chiffres diffèrent selon les campus, 60% des élèves en moyenne reviennent sur les bancs des amphis. Ce qui montre une volonté d’arrêter les cours à distance, puisque celleux-ci ne sont autorisé·e·s à se déplacer qu’une seule fois par semaine. Entre cette dernière mesure et les “chèques psy”, on pourrait espérer que la santé mentale des étudiants s’améliore.

Alors que selon la ministre, chaque semaine plus de 3 000 personnes bénéficient de cette aide, les critiques fusent. Le principe : sur ordonnance d’un·e médecin généraliste, l’étudiantƒe obtient trois consultations psychologiques libérales gratuites, renouvelables une fois. « Sur le fond, c’est toujours utile. Sur la forme, euh, comment dire… », a confié au Monde Laurent Gerbaud, président de l’Association des directeurs des services de santé universitaire et médecin directeur du pôle santé handicap étudiants à l’université Clermont-Auvergne. Entre “lourdeur administrative” et “communication balbutiante”, le dispositif est jugé par les professionnel·le·s de santé« bancal », « très complexe », et parfois « indécent ». Une réalité hésitante, à l’image d’une gestion gouvernementale à bout de souffle.

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