Qui se cache derrière Mustang, ces soirées “gay gay gay” qui embrasent la nuit parisienne ?

Écrit par Cécile Giraud
Le 15.10.2019, à 15h00
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Écrit par Cécile Giraud
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Depuis le mois de juin, les soirées “Mustang” dézinguent le parc de la Villette à coup de prog surléchée et de danses enflammées. Portrait d’une machine qui ronronne même à 200km/h, et dont la terrasse du bar À la Folie met toujours un moment à se remettre.

Une fois par mois, et ce depuis cet été, le canal de l’Ourq voit ses eaux refléter des lumières dansantes, au niveau du parc de la Villette. Parfois jusqu’au petit matin, ce bois qui abrite la Cité des Sciences et toutes sortes de joggers du dimanche accueille les soirées “Mustang”, propulsées par À la Folie, ce lieu aux mille créatures qui animent régulièrement les Bingos Drag et autre “Club Pétanque”. Devenues en quelques semaines l’une des soirées « gay gay gay » incontournables de Paris, les Mustang attirent, comme l’expliquent leurs créateurs Pierre Éon et Remy Baiget, « beaucoup de garçons qui aiment les garçons ou les filles ou les deux, mais aussi des filles qui aime les filles. ».

Mais que trouve-t-on entre les murs de cet étrange bâtiment rouge ? Chaque mois, les deux oiseaux de nuit s’affairent à créer des scénographies uniques dont l’ambiance homoérotique fait transpirer des milliers de clubbers. « En passant derrière un rideau, tu peux te retrouver dans un vestiaire de gymnase, une salle de classe ou un bureau. Tu descends l’escalier et tu tombes au milieu d’un cercle de break dancers ! », explique la team, qui a eu l’idée de créer Mustang au retour d’un séjour à New York. « J’avais comme un besoin de créer et de refaire de la programmation », confie Rémy. Il propose alors à Pierre Éon, un ami plus souvent aperçu dans les cuisines d’À la Folie, de participer à l’aventure. Pierre sera en charge de l’image de la soirée, qu’il travaille avec son petit ami Ben. Rémy, quant à lui, gère le booking, la prod et les DJ’s. « En créant ce projet, on avait envie de faire partie de ces soirées qui sont en parallèle du business des gros clubs de Paname », continuent-ils. « Chez nous, l’entrée coûte entre 5,50 et 12 balles, les DJ’s programmés sur Mustang jouent le jeu avec nous pour créer un moment, un espace de fête, ouvert et accessible à tous et à toutes les bourses. »  

Depuis la création d’À la Folie (ALF, pour les intimes), de nombreux concepts ont investi l’espace, qui semble regorger d’aménagements à l’infini : « Ce lieu n’a pas de limite ! » lancent Pierre et Rémy. « On ne s’arrête jamais de penser à de nouvelles configurations, à de nouveaux projets,  et ça nous éclate. Aussi, on est à l’écoute, on se fait plaisir en faisant plaisir au public, en leur proposant un sas de décompression où chacun peut exprimer sa folie ou juste qui il est. Et ça match à fond avec l’ADN du lieu : open door for openminded people” ».

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À l’heure où les soirées LGBTQ+ et inclusives se multiplient en France, les Mustang seraient-elles alors un refuge ? Une zone inflammable ? Une oasis de paix éphémère ? Le duo tranchera : « Un refuge de paix qui prendrait la forme d’une oasis inflammable éphémère. » Pour la prochaine, rendez-vous samedi 19 octobre pour une soirée tout droit venue de Berlin avec l’irrésistible Massimiliano Pagliara, San Francisco avec le très prometteur Jason Kendig, et Lyon avec l’indétrônable moustachu des Garçons Sauvages, l’Homme Seul. Enfin, le Parisien Frederic Djaaleb viendra, comme à chaque Mustang enflammer la terrasse de sa house surchauffée.

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’évènement.

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