Qui est He.She.They, ce collectif qui célèbre la diversité et l’inclusion dans de folles soirées à Londres

Écrit par Briac Julliand
Le 22.02.2019, à 17h15
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©Gemma Bell
Écrit par Briac Julliand
Le 28 février prochain, le collectif He.She.They investira pour la première fois le Rex, à l’occasion d’une soirée célébrant la diversité. L’occasion de retrouver les têtes les plus en vogue de la scène queer française et internationale, ainsi que le crew engagé de La Culottée.

« Il s’agit de prôner la différence, ce qui rend chacun particulier, sans distinction liée au genre, à l’âge ou d’autres caractéristiques discriminantes. » Voilà le crédo du collectif britannique He.She.They, engagé, inclusif et ouvert à tous, qui investira pour la première fois le Rex, le 28 février prochain. Après avoir investi parmi les plus grands clubs, dont le Ministry (Londres), le Watergate (Berlin), le Pacha (Ibiza) ou l’Opium (Dublin), l’organisation prend d’assaut l’une des plus célèbres boîtes de Paris.

Pour l’occasion, un warm-up en vinyl only sera assuré par le collectif, lui aussi engagé, de La Culottée, avant de laisser place à trois artistes issus des scènes queer française et internationale. Maya Janes Coles dans un premier temps, moitié du duo She Is Danger et productrice de deep house, puis Wax Wings, à la house profonde. Enfin, Kiddy Smile sera présent, comme une évidence, pour prodiguer ses productions feel good et excentriques.

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À l’occasion de cette première, la fondatrice du collectif Sophia Kearney a accepté de répondre aux questions de Trax.

Qu’est-ce qui différencie les soirées He.She.They des autres collectifs queer ?

He.She.They célèbre la culture queer, mais dans une dynamique inclusive. Pour nous, elle ne doit pas être séparée des autres et se nourrir de la personnalité de chacun. Nos soirées peuvent se tenir dans des lieux qui attirent un public plus hétérosexuel. Personne n’est interdit d’entrée tant qu’il n’a pas une attitude discriminante envers le genre, l’âge, l’origine éthnique, la religion ou les préférences sexuelles des autres personnes. On veut proposer un espace où les gens s’inspirent les uns des autres, s’ouvrent intellectuellement à autrui, cassent les idées reçues et se sentent libres d’exprimer leur créativité, que ce soit à travers leur apparence, leurs goûts ou leur style. Pour faire simple, on encourage l’expérimentation.

Vous souvenez-vous d’un moment, lors d’une de vos soirées, qui définit bien l’identité de He.She.They ?

Lors de nos dernières soirées à Londres, on a réuni des gens très différents en proposant quatre salles différentes. On avait invité des DJ’s de renom, comme Maya Jane Coles, Catz ‘N Dogz, Magda, Ellen Allien et Louisahhh… De manière générale, on ne se prend pas la tête. Une fois par exemple, les gérants du club qui nous accueillaient se sont mis à défiler au milieu du dancefloor pendant le set. Tout le monde a adoré, et les gens ont commencé à les rejoindre. Sinon, c’est toujours amusant de se balader dans les différentes salles, et de voir les gens danser sur une musique digne de Bollywood, puis de voir Marshall Jefferson montrer ce qu’est la Chicago house dans la pièce juste à côté, pendant que KDA fait danser les gens sur le bar pendant son set.

Comment faites-vous pour que le public soit dans le bon mood pour vos soirées ?

Comme Steven et moi sommes tous deux des managers et qu’on a beaucoup voyagé avec nos projets musicaux, on a été dans beaucoup de clubs, de festivals et de soirées. On a donc créé un concept basé sur le type de soirée auquel on rêvait d’aller. On utilise les réseaux sociaux pour partager des articles qu’on trouve intéressants, qui parlent de diversité et de sujets inclusifs, ainsi que l’identité visuelle et les vidéos de nos soirées.

Comment allez-vous exporter votre concept à Paris ?

Pour nous, le line-up de la soirée est représentatif de nos valeurs. Sinon, puisque la soirée aura lieu pendant la fashion week, on espère que les gens les plus exubérants qui veulent se laisser aller et être eux-mêmes nous rejoindront, afin de danser et rencontrer des gens ouverts d’esprit. La soirée s’annonce incontournable.

Avec quels collectifs avez-vous des relations fortes ?

On adore les soirées qui poussent les limites le plus loin possible, qui sont un peu bizarres et organisées par des gens ouverts d’esprit. Par exemple, j’adore aller à Berlin, au Panorama Bar ou au Berghain, où je passe souvent une douzaine d’heures à chaque fois. Il y a aussi de très belles soirées qui s’organisent en dehors de l’hypercentre de Londres, comme Inferno, Little Gay Brother, Spin Cycle, Femme Fraiche ou Torture Garden.

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’évènement.

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