Pourquoi il faut aller au Monticule, ce festival idyllique niché sur les collines du Sud-Ouest

Écrit par Alix Odorico
Le 22.11.2018, à 17h32
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Écrit par Alix Odorico
Le bucolique Monticule festival revient de plus belle pour sa 5e édition, du 19 au 23 juin implanté dans l’antre du domaine de Gayfié à 2h de Toulouse. Organisé par des Munichois, c’est l’amitié franco-allemande qui est célébrée dans ce petit coin du sud.

Depuis sa première apparition en 2015, l’identité du festival n’a pas changé, ou presque. C’est toujours le charmant village de St-Jean-de-Laur, situé dans la vallée du Lot, qui accueillera le plateau d’artistes. Le domaine privé de Lilo, mère de l’un des organisateurs, est composé d’une ancienne ferme, dessinée par une grange, une bergerie, une porcherie puis quelques installations éphémère : balançoires, toboggan, cabanes et autres constructions en bois. Exclusivité cette année, un chêne fera partie intégrante de la scénographie : « Nous avons découvert un magnifique chêne ancien sur notre terrain de 140 hectares, qui abritera un nouvel espace merveilleux. » Le côté très « local » et « familial » est retrouvé à tous les plans du festival, de la nourriture et ses spécialités fromagères jusqu’à la participation des habitants du coin aux ateliers ludiques proposés en complément.

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Le lieu, aussi somptueux soit-il, ne fait pas oublier un booking de qualité.
 Pour cette 5e édition, une vingtaine de noms, qui dépeignent la sphère électronique d’aujourd’hui : une scène déstructurée, influencée par l’ambient, des sonorités futuristes 80’s, et exotiques via la disco, le dancehall ou la dub. « Nous combinerons nos héros du Monticule avec de nouvelles découvertes. Notre programme mettra encore plus l’accent que les années précédentes sur les artistes dotés d’une orientation musicale unique. Cela signifie que vous aurez toujours un large éventail de styles contemporains. » explique Eric Schönemeier, co-fondateur et programmateur du festival. Ces héros, ce sont ceux de la team Monticule : Fez et Flo Scheuer ainsi que les Israèliens Asaf Samuel & Katzele du label Malka Tuti.

Une partie du reste de la programmation sera représentée par le label lyonnais BFDM. The Pilotwings, qui ont signé le premier EP du label, abusent de nappes faisant écho à la vaporwave et vouent un culte au vieux jeux vidéos tout droit sortis des années 90. Dans une ambiance bien plus sombre, Oko Dj, responsable de l’antenne parisienne de Lyl Radio, projettera un set entre dark ambient, punk et dub, avant de céder la place aux adorateurs de dancehall, de break et de bass music comme Simo Cell, Low Jack et Judaah (patron de BFDM). Dernière représentante française : Fantastic Twins et sa dance music aux accents new wave. De l’autre côté, des Allemands et pas, ou très peu de techno industrielle, comme beaucoup peuvent s’y attendre. Toute une nouvelle scène jouera post punk, synth wave, cold wave ou IDM. Ses ambassadeurs seront Walter Wolff, Shimé, RSS Disco ou Philip Jondo du Salon des Amateurs de Düsseldorf.

Le dépaysement semble donc garanti, tant sur le lieu qu’à travers la riche programmation musicale. Au total, ce sont 5 jours de sons qui attendent les heureux téméraires. Et pour ceux qui ne veulent pas que la nuit s’arrête, la grange sera leur parfait terrain de jeu. « Et si vous êtes prêt pour une vraie rave, entrez dans la Grange et ne sortez jamais. »

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