À voir : Les portraits pleins de poésie et de douceur de la photographe Louise Desnos

Écrit par Sarah Pince
Photo de couverture : ©Louise Desnos
Le 16.12.2020, à 15h41
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©Louise Desnos
Écrit par Sarah Pince
Photo de couverture : ©Louise Desnos
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Du 4 au 6 décembre derniers, la photographe et vidéaste parisienne Louise Desnos s’emparait du compte Instagram de Trax. L’occasion pour cette autodidacte passionnée de partager ses clichés délicats et poétiques.

Équipée de son argentique Bronica, la photographe basée à Montreuil Louise Desnos capture à travers ses portraits et natures mortes la mélancolie du quotidien. Entre le monde de la photographie et de la mode, elle s’empare des surfaces, des textures, des couleurs et des détails. La reconnaissance de son travail se fait en 2016 au festival international de la mode et de la photographie à Hyères-Villa Noailles où est exposée sa série Acedia, inspirée par l’art de la paresse. Alors diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, ses photographies seront aussi exposées au 6B à Saint-Denis, à la Mannerheim Gallery à Paris ou au Centre Photographique d’Oulu en Finlande dans le cadre d’une résidence.

Une passion pour la photo qu’elle a développé depuis son adolescence et qu’elle a décidé de concrétiser à ses 20 ans, motivée par ce lien très particulier qui se tisse entre le photographe et son sujet. « J’ai commencé la photo en prenant mes amies quand j’étais ado. C’est un truc qui est resté parce qu’il y a toujours un lien de confiance privilégié. Une confiance presque aveugle qui permet de se mettre en danger (photographe et photographié) sans se sentir mal, et donc de donner une sorte de vulnérabilité, de vérité », raconte-t-elle.

Tout en dévoilant l’intimité et la fragilité de l’instant à travers l’image, la photographie de Louise Desnos pose en même temps un regard sur la société. Elle documente la place des individus dans les grandes villes, comme à travers sa série China, réalisée lors d’un voyage entre Pékin, Shanghai et Chengdu, dans laquelle elle questionne la place des individus, le patrimoine et de la mémoire dans un pays en pleine mutation, ou sa série réalisée à Beyrouth avant que la ville ne soit sinistrée par la double explosion.

En capturant les individus dans l’instant, c’est bien de cette vulnérabilité et de cette fragilité qu’elle puise la poésie de ses clichés. Ils sont le fruit d’observations lors de ses déambulations dans les villes, la nature et les intérieurs. « Je trouve qu’il se passe naturellement des choses inspirantes autour de moi, où que ce soit, le tout c’est d’y être réceptif. Dans les environnements naturels, j’ai comme l’impression qu’il y a plein de petits sets déjà construits dans lesquels on n’a plus qu’à naviguer », confie la photographe. L’objectif est pour elle un moyen d’observer le monde qui l’entoure et de poser le regard sur ces choses que l’on ne prend pas toujours le temps de regarder.

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