Portfolio : un photographe capture l’ambiance débridée des soirées queer parisiennes

Écrit par Trax Magazine
Le 10.10.2019, à 18h44
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©Rainer Torrado
Écrit par Trax Magazine
Photographe freelance né à Madrid, Rainer Torrado vit maintenant à Paris. Il présente ici son travail, vértiable plongeon dans l’univers torride des soirées alternatives du milieu queer/homosexuel Parisien.

Par Rainer Torrado

Je n’étais pas du tout sûr de moi lorsque j’ai débuté, car je venais d’une école d’archi. En fait, d’un point de vue artistique, faire des images a été libérateur, pour mes envies comme envers mes clients. C’est la mode qui est venue frapper à ma porte et qui m’a donné ma chance, par l’intermédiaire de Jean Paul Gaultier, mon premier client, avec qui j’ai travaillé pendant dix ans.

En faisant des photos de soirée, j’ai pu trouver une liberté créative que je n’avais pas dans la mode, où les produits doivent être présentés suivant un certain code. Sur la nuit, j’étais libre d’apporter un regard d’artiste à ce produit qui est une soirée. La soirée reste un produit pour moi, je reste photographe commercial dans la mode comme dans la nuit. Je n’aspire pas à vendre une chaussure, mais à faire venir ou revenir les gens à la soirée. Dans le même temps, je ne regarde pas la soirée de dehors. Ma caméra est un filtre mais je suis sur la scène, je suis dans la soirée, je suis dans le paysage. Je suis presque le même en soirée sans ma caméra qu’avec.

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Ces photos sont issues de soirées alternatives du milieu queer/homosexuel à Paris. Pour moi, elles ont cette constante d’être débridées. Les soirées comme Tragedy essaient de changer, pas seulement dans la sexualité, mais aussi dans l’image, la démarche, la créativité. Dans tous les cas, on se retrouve surtout dans un milieu familier, sûr, accueillant et les gens s’amusent ! Tu verras des garçons et des filles, des garçons et des garçons, de filles et des filles, et finalement, j’espère qu’on oublie l’aspect identitaire de la sexualité pour se dire que dans cette soirée, on retrouve une liberté de faire la fête, une liberté de s’amuser, une liberté pour les rencontres. C’est peut-être moins fréquent, plus codé, plus rigide, dans les soirées conventionnelles. C’est ça la différence, cette volonté de s’affirmer tout en acceptant l’autre comme on s’accepte soi-même.

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