À écouter : la miraculeuse ambiance des soirées au Gambetta Club en une playlist

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Wendy Keriven
Le 18.09.2020, à 12h18
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©Wendy Keriven
Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Wendy Keriven
En cette période de pandémie et de discothèques fermées, le petit Gambetta Club est une respiration salvatrice au milieu d’une nuit parisienne en triste état. On y vient en petits groupes, pour danser masqué sur une sélection musicale toujours innovante. Visite des lieux à travers quelques morceaux emblématiques de l’ouverture d’esprit qui y règne.

Par Stéphanie Danesi, programmatrice du Gambetta Club

Daniel Avery – “Drone Logic”

Il est à peine minuit, mais les premiers danseurs envahissent déjà la scène qui fait office de piste de danse une fois les concerts terminés. Souvent, ceux qui s’y jettent en premier sont aussi les plus audacieux. Ils ont des looks incroyables et enchaînent parfois même des chorégraphies à mi-chemin entre le voguing et la danse contemporaine.

Terr – “Tale of Devotion”

Aux alentours de 3 heures du mat’, ce morceau nous transporte et intensifie la magie du lieu. Il faut imaginer des jeux de lumières et la scène remplie de gens qui vacillent en se tenant au plafond trop bas, parfois à moitié nus. Le reste du club est également plein à craquer mais tout le monde est heureux… Ce genre de scène ne se passe bien évidemment pas en période Covid.

Saint Etienne – “Only Love Can Break Your Heart”

Un morceau parfait pour refaire le monde avec des inconnus dans le jardin caché du Gambetta Club. On s’y retrouve rapidement à discuter avec des artistes, des créatifs qui parlent de leurs derniers projets, des voyageurs des 4 coins du monde ou des gens tout simplement ultra cool. Je me souviens notamment d’un Grec en visite à Paris qui était plâtré après avoir voulu traverser toute la ville en skate un peu plus tôt dans la journée. Mais cela ne l’avait pas empêché de sortir et il était surexcité d’être là !

Lizzy Mercier Descloux – “Voilà Voilà Remix”

J’ai découvert ce morceau lors d’une soirée d’Anne-Laure Jaeglé, l’autrice du roman Demande à la nuit, racontant ses expériences berlinoises exaltées. Le DJ passait des morceaux incroyables dont celui-ci, de Lizzy Mercier Descloux, une égérie new-wave que l’on aurait adoré avoir comme habituée du club.

Happy Colors – “Tu Con Ese Culo Rompe El Toilet”

Je ne me souviens absolument pas de la soirée durant laquelle j’ai découvert ce morceau. Mais avec son côté reggaeton (moombahton pour être très précise), il m’évoque Aymara (aka Yaymara vu que personne n’arrive à prononcer son prénom correctement), la merveilleuse barmaid chilienne, street artiste et fan de reggaeton, qui sévit le weekend. Tout le monde l’adore !

Mason – “Fashion Killa ft. Stefflon Don”

Les soirées queer sont idéales pour passer de morceaux électro ultra pointus à de la pop commerciale avec des « papapapa » dans le titre de façon totalement assumée et décomplexée. Généralement, les fins de soirées sont également l’occasion de réécouter les titres les plus mémorables de ce style.

Bonus : Moto Moto – “Plastic Girl”

C’est un morceau complètement inconnu de mon ancien groupe Motomoto qui n’avait pas tenu bien longtemps mais avec lequel j’avais joué au Gambetta Club…complètement par hasard ! J’y avais ainsi rencontré Jo et commencé cette activité de programmation par curiosité. Ce morceau reflétait déjà mon amour des paillettes, de l’électro, du DIY et du second degré qui sont maintenant omniprésents dans le club.

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