Découvrez l’univers onirique et surréaliste de la photographe Gil Anselmi

Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©Welane Navarre
Le 12.06.2020, à 15h25
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©Welane Navarre
Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©Welane Navarre
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Les 30 et 31 mai derniers, Trax laissait son compte Instagram aux mains de la photographe Gil Anselmi. Un take over d’un weekend qui a permis à la jeune parisienne de partager sa passion pour le travail de l’image. rencontre avec la couche tard.

23 ans et déjà du style. Dès l’âge de 15 ans, Gil Anselmi commence à photographier ses amis, s’intéresse à la mode et fréquente des expositions. Sa passion pour la photo devient vraiment sérieuse lorsqu’elle réussit le concours d’entrée aux Gobelins – école de l’image très réputée. Aujourd’hui basée à Paris, Gil Anselmi travaille à domicile, souhaitant à l’avenir monter son propre studio, qu’elle imagine comme « un lieu de partage et d’échange où [elle] pourrait monter des décors insensés. »

Construites et mises en scène, ses images caricaturent « les injonctions de beauté, d’élégance, de modernité, de séduction », explique-t-elle. La scénographie prend une place dominante dans la réalisation de ses shootings : « j’aime créer des endroits en studio et maitriser ma lumière […] recréer des atmosphères, des lieux ». D’une nature relativement sociable, sa relation avec les modèles apparaît également comme un point crucial dans son travail : « quand je photographie quelqu’un j’ai envie qu’on crée ensemble un vrai jeu de rôle […] c’est comme ça qu’on crée une histoire ensemble, finalement ».

Grande rêveuse et fille de la nuit

A bien observer le travail de Gil Anselmi, un aspect surréaliste se dévoile, laissant une place importante aux couleurs et aux matières. L’artiste est une rêveuse. « Je développe souvent mes idées la nuit. C’est un moment propice à la rêverie, à l’abandon ». Pour elle, l’inconscient « est une source d’inspiration sans fin » dans laquelle elle puise une bonne partie de ses idées. Parlant de ses rêves, elle « les note depuis très jeune » et « compte bien développer cet aspect dans [son] travail ».

Bien que Gil n’ai jamais été photographe de soirée ou de backstage, elle affirme entretenir une relation étroite avec la nuit. « Depuis que je suis toute petite je suis une couche tard. Il se passe des tas de choses la nuit. J’ai commencé à sortir très jeune ce qui m’a permis de connaître la musique de pas mal d’artistes. J’ai un super souvenir de la scène parisienne d’il y a quelques années ». Les festivals sont d’ailleurs des événements qu’elle apprécie tout particulièrement : « j’en ai presque fait un tous les ans depuis mes 15 ans ! ».

La retouche au cœur de son art

D’un point de vue technique, Gil préfère l’argentique lorsqu’il s’agit de faire des « photos souvenirs et plus sur le vif ». Mais pour les shootings, elle utilise principalement un appareil numérique, afin d’avoir la possibilité de les retoucher par la suite : « faute de moyens je ne peux encore réaliser toutes mes fantaisies mais la possibilité de la retouche aide énormément ma création ». Pour cela, la jeune artiste utilise principalement la suite Adobe. « Je compte travailler en 3D dans mes prochain projets mais je confierai ça à un studio car je n’en n’ai pas la maîtrise », livre-t-elle, ajoutant enfin que que malgré son affection pour la photo, « c’est surtout vers le film qu’[elle] veut aller ».

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