La Philharmonie de Paris annonce un line-up exceptionnel pour le festival Days Off

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Mathias Benguigui
Le 27.02.2020, à 14h53
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©Mathias Benguigui
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Aventureux et ouvert d’esprit, le festival Days Off, organisé par la Philharmonie de Paris du 27 juin au 7 juillet 2020, présente une combinaison rafraîchissante de propositions musicales d’aujourd’hui : Agnes Obel, Alva Noto & Ryuichi Sakamoto, The Rapture, Anna Calvi, Nicolas Godin, ¡miércoles! (Stéphanie Janaina & Nicolas Jaar), Andrew Bird ou encore Kevin Morby et Emiliana Torrini.

Le festival Days Off garde à cœur pour sa 11ème édition son rôle de transmission des esthétiques musicales de notre époque. Du 27 juin au 7 juillet, Days Off va clore la saison des concerts de la Philharmonie en célébrant la musique dans ses différentes formes et mouvements, avec le potentiel de séduire tous les publics. Sa programmation originale et internationale allie des programmes spéciaux, hommages originaux et la découverte de projets émergents, documentant une histoire de la musique en marche. Pop, folk et rock, electro et contemporaine, La Philharmonie incite au cours de l’année à décloisonner les musiques acoustiques, électroniques et symphoniques, misant sur l’espace privilégié de ses salles et studios, qui offrent un confort acoustique et visuel optimisé.

Bien au-delà du son, le spectacle naît aussi de la fluidité interdisciplinaire, incarnée cette année par le trop rare pionnier électronique Ryuichi Sakamoto qui dévoilera une performance audiovisuelle avec son collaborateur Alva Noto, artiste contemporain et musicien allemand. Côté danse, le producteur électronique américano-chilien Nicolás Jaar présentera son dernier projet ¡miércoles! avec la danseuse Stéphanie Janaina à l’occasion d’une improvisation au coucher du soleil. Des compositions piano-voix d’Agnes Obel au retour dance-punk de The Rapture, Days Off aimante des favoris du public avec un potentiel transgénérationnel.

Cine-concert Lumieres – Ellie James©Mip Pava

C’est aussi l’occasion avec l’Orchestre de Paris, qui a l’occasion de rayonner régulièrement à la Philharmonie, de découvrir les œuvres des minimalistes Steve Reich et Philip Glass. Il n’aura d’ailleurs échappé à personne que la Philharmonie a un faible pour ce dernier, après un mémorable marathon en 2016 par le pianiste Nicolas Horvath ou des ciné-concerts cet hiver. Les esthètes comme les amateurs du compositeur reprendront donc une seconde tournée de Glass avec L’Ensemble Ictus pour une réinterprétation de son opéra-fleuve Einstein On The Beach avec le Collegium Vocale Gent et Suzanne Vega en récitante. Trois ans après l’un des derniers concerts de AIR à la Philharmonie, la moitié du duo French Touch, Nicolas Godin, viendra en rajouter une couche avec son nouvel album passionné, Concrete And Glass.

Un classique plus récent a lui aussi l’honneur d’une relecture : Kid A de Radiohead, qui faisait basculer en 2000 le rock dans des expérimentations jazz et électro. Si la tête pensante du groupe Thom Yorke était invité l’an passé du festival, cette année l’ensemble Wooden Elephant, mené par le collaborateur du groupe Ian Anderson, proposera une version originale de l’album. Centrée sur les cordes, elle sera bientôt immortalisée sur disque. Days Off reste aussi une plateforme pour de jeunes artistes de la scène pop indépendante, comme l’Américain Kevin Morby, la Britannique Anna Calvi ou l’Islandaise Emiliana Torrini, trois artistes dont le songwriting fertile défie notre époque, entrant souvent en collision avec différents genres musicaux, de la folk à la musique classique.

Einstein On The Beach©Maxime Fauconnier

On décollera aussi un bref instant du présent avec un album qui était à l’origine pensé pour les aéroports et à leurs ascenseurs, Music For Airport sera joué le 28 juin lors de deux sessions au Studio par l’Ensemble Social Silence. Cet album clé de Brian Eno ouvrait les portes de la musique ambient lors de sa sortie en 1978, le découvrir en live est l’occasion de (re)plonger dans un monument de l’histoire des musiques électroniques.

La Philharmonie s’applique d’ailleurs depuis des années, notamment avec son exposition Electro, à archiver et faire vivre cette histoire encore si jeune. Depuis l’année dernière, le Musée de la Musique accueille même une salle reproduisant le studio du pionnier de la musique concrète Pierre Henry, rappelant aussi le rôle des artistes français dans cette technologie et esthétique qui a su se faire une place à la Philharmonie.

Toutes les informations sur le festival Days Off sont à retrouver sur la page Facebook de l’événement, ou sur son site Internet.

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