Paul Kalkbrenner, psytrance et zombies : c’était la der du WeAre Together

Écrit par Trax Magazine
Le 12.12.2016, à 13h59
03 MIN LI-
RE
Écrit par Trax Magazine
« WeAre together – The last episode » C’est aussi ce slogan qui nous a poussé à descendre à Marseille, sonnant comme un rayon d’espoir un peu nostalgique. Car c’était la dernière du WeAre Together Festival organisé aux Docks des Suds par le collectif WeArt qui, pour l’occasion, n’a pas hésité à rassembler un panorama complet des musiques électroniques : des plus populaires (Gui Boratto, Joachim Pastor et surtout Paul Kalkbrenner) aux rois de la techno d’hier (Juan Atkins) d’aujourd’hui (Dax J) et de demain (DRMC), en passant par une scène trance qui n’a pas désempli de la longue nuit. Une « der des ders » pour le WeAre Together. Récit d’un beau bouquet final.

weare together

C’est dans un véritable fourmillement de bénévoles, posant pancartes et barrières autour du bar et de l’accueil des artistes, qu’on se prépare à la soirée qui approche. Tout le monde a quelque chose d’hyper important à faire et pourtant tous, du staff à la sécurité, prennent le temps de se dire bonjour ou de lancer une blague. En six ans d’existence, We Are Together est devenu une mécanique bien rodée. Pour leur dernière sur ce format, on a l’impression d’être conviés à une grande fête de famille à laquelle on est convié.

Facil passe le témoin tout sourire à Gui Boratto. Une belle heure de set disco house, laquelle, démarrée devant 2 personnes, se termine devant une petite foule de gens très motivés et bariolés : c’est le soir d’Halloween.

weare together

Il est 22 h et les hangars se sont bien remplis. Si la scène techno commence à peine à faire le plein devant le duo 1RDT, la scène trance est déjà un joyeux bordel de colliers lumineux, torses nus et lunettes pailletées. Il faut admettre qu’on ne connaît pas assez la scène pour en parler sérieusement mais mention spéciale au DJ qui a joué un remix de la BO de Star Wars plus dark que Vador, auquel la foule a répondu avec des cris de Wookiees survoltés, énorme ambiance.

weare together

Côté main stage, on arrive pile à temps pour le passage de témoin entre les grandes envolées mélodiques du live de Gui Boratto et la « super house » du duo andhim. Plus moyen de reconnaître l’espace : la capacité de l’endroit est déjà mise à l’épreuve.

On monte sur scène pour les derniers kicks du live de DRMC, qui, avec une énergie remarquable, ont rempli la techno stage jusqu’au balcon des VIP. Kosme n’a plus qu’à dérouler sa deep techno raffinée.

Sous la décoration cosmique de la scène trance, la température est encore montée d’un cran. John Cobalt de WeArt nous confiait que pour cette première scène trance, « n’ayant pas la prétention de connaître suffisamment ce domaine, [ils avaient] confié la programmation à leurs collègues du World Trance pour définir une programmation de qualité. » Vu la fougue du public, le défi a été relevé haut la main, en atteste les mouvements déchaînés de cette fille déguisée en licorne avec une petite cicatrice sur la joue droite et un cœur sur la gauche. Pour Halloween, beaucoup ont joué le jeu, certains ont même poussé le vice en déambulant comme de véritable zombies autour du point d’eau.

weare together

Sur la grande scène, l’ambiance est à son comble alors que Kalkbrenner enchaîne ses tubes, sous les ovation d’un public plus que conquis (il a fallu jouer des coudes pour apercevoir ne serait-ce qu’un peu du crâne toujours rasé du DJ allemand). La rythmique qui tire vers l’arrière de son track mythique « Aaron » nous ramène à la fin des années 2000 et on se souvient que c’est ce genre de tubes qui ont conduit toute une génération dans les clubs. On n’en est pas encore à prendre un coup de vieux mais malgré tout, il plane comme un petit air de nostalgie au-dessus de la foule en délire.

weare together

On quitte la Main Stage même si on s’en veut un peu de rater le “live to live” de N’to et Joachim Pastor. Pour prendre un peu d’air avant de replonger dans la techno serbe de Lea Dobricic, en ouverture de Juan Atkins, qui distille la puissance de la techno de Detroit avec le calme de l’expérience. Derrière, avec Jonas Kopp B2B Pfirter, la nuit s’accélère comme les BPM. Mais l’horaire du train du lendemain nous fait revenir à la réalité. En s’éloignant, on entend les coups de boutoir de Dax J qui achève la nuit.

weare together

Dans la navette pour la gare, on se console avec ce que John Kobalt nous disait avant le festival : même s’il s’agit du “last episode”, WeArt ne compte pas s’arrêter là. “Les éditions plus marquantes n’étaient pas forcément celles avec les DJ’s les plus connus ou avec le plus de monde.”. L’équipe souhaite donc “changer de façon de faire, en consacrant moins de budget aux artistes mais plus au bien-être des festivaliers”. On a hâte de voir ça.

 

weare together

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant