À voir : le set incendiaire de Jamie Jones à Paris lors de la dernière soirée de The Lab

Écrit par Alexis Tytelman
Photo de couverture : ©D.R
Le 05.12.2019, à 14h00
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Écrit par Alexis Tytelman
Photo de couverture : ©D.R
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Ce mercredi 27 novembre a eu lieu le grand final du “Lab Mixmag Paris”, une série d’évènements livestreamés réalisée en partenariat avec BUDX. Quelques jours après les performances explosives de Syreeta et Jamie Jones à La Verrière, l’heure du bilan a sonné.

Mercredi 27 novembre 2019, 22h. Une centaine de personnes rassemblé dans la moiteur de La Verrière, en plein coeur du 18ème arrondissement de Paris, acclament Jamie Jones. Tout sourire, le patron du label Hot Casa vient de clôturer en beauté la première partie de cette dernière édition du Lab Paris.

Si Le Lab tourne à plein régime depuis 2012, l’année 2019 a vu le projet se frotter avec Budweiser. Son concept est simple : organiser toutes les semaines, et diffuser en live un évènement gratuit en compagnie des artistes électroniques les plus excitants du moment. Londres, New York, Los Angeles, Johannesburg, Mumbai… La formule s’exporte dans le monde entier et s’attache, en chaque occasion, à mettre en valeur les scènes locales. Pour Jeremy Abbott, Global Brand and Content Editor chez Mixmag, « l’idée était de se réunir pour mettre en lumière de formidables esprits créatifs du monde entier ». Un objectif amplement réalisé lors du passage du Lab à Paris. 

Entamé le 30 octobre et déroulé sur six événements ayant réuni plus de 1300 participants, ce dernier a en effet accueilli le live du talentueux Voiron, les rythmiques sans concession de Poté et AZF, mais aussi Zadig, Varhat, Point G, Marina Trench, Crystalmess, ou encore Janeret. Du beau monde. « La France a une histoire riche avec la dance music, surtout à Paris. On parle du Rex Club dans le monde entier et Concrete faisait des choses incroyables jusqu’à sa fermeture. C’est toujours affreux qu’une institution comme ça ferme mais les meilleures villes européennes rebondissent toujours comme on le voit avec Dehors Brut, le Badaboum ou La Machine », ajoute Jeremy, bien renseigné.

Cette édition parisienne s’est donc terminée en compagnie de deux pointures : la légende d’Ibiza Jamie Jones et la londonienne Syreeta. Un mercredi soir entre 19h et 23h, en pleine grisaille de novembre, il y avait de quoi être sceptique. Quelle erreur ! Les équipes Mixmag et BUDX ont en effet eu l’excellente idée, à rebours des usages, de laisser le résident des soirées “Circoloco” et tête d’affiche ouvrir la soirée.

Judicieux. Car à 20h10, la chaleur est déjà étouffante. Voilà déjà une dizaine de minutes que Jamie Jones laisse parler son talent pour le plus grand bonheur des 150 privilégiés composant le public. Ce qui frappe, en observant cette référence de la tech house internationale, c’est d’abord son extrême concentration aux platines. Vêtu d’une chemisette hawaïenne, il ne quitte presque pas son casque des oreilles et réalise méticuleusement ses transitions avec une impressionnante constance et une technique parfaite. Autant dire que son titre de meilleur DJ du monde 2011 n’est pas usurpé.

Punchy, soulful, parsemé de basses rebondissantes et de vocalises flirtant parfois avec le r’n’b, alternant entre subtilité et bastonnade en règle, son set fait délicieusement mentir les stéréotypes concernant la version ibizoise de la tech house. Et offre une véritable leçon de house aux DJs présents, dont on devine la présence sur les côtés du booth. Ils.elles observent, filment, semblent essayer d’enregistrer mentalement les moindres mouvements du créateur des soirées Paradise. Le ton est donné.

Le reste du public, quant à lui, se déchaîne sur le dancefloor, ponctuant chaque transition ou break de hurlements, bondissements, sifflements et applaudissements enthousiastes alors que résonne, semble-t-il, l’introuvable edit de “Relax & Party” (Funkmaster Flex) temporairement posté sur SoundCloud par Mad Rey l’année dernière. Pour Jeremy, habituée des prestations de Jones, « C’était génial d’avoir des légendes comme Point G ou Zadig au Lab, mais ce set de Jamie était vraiment spécial. Nous avons toujours eu une excellente relation avec lui depuis le début de sa carrière et, pour lui, jouer dans un cadre aussi intimiste est assez rare. »

Ancienne athlète de haut niveau ayant été contrainte de se retirer du métier suite à une blessure, Syreeta fait irruption aux platines dans une atmosphère électrique. Alors que la foule finit à peine de scander « Ja-mie ! Ja-mie ! », elle entame son set par une rythmique minimale implacable aux accents UK bass : sa marque de fabrique. Efficace, elle tiendra le public en haleine jusqu’à la fin de l’événement, aux alentours de 23h. Ou est-il 4h du matin ? C’est tout comme. 

Cette étape parisienne achevée, le Mixmag Lab: Budx Edition se trouve désormais à Mumbaï et s’est ouvert en compagnie de l’italien Marco Faraone. Un périple qui, pour Jeremy, n’est pas prêt de s’arrêter : « 2020 s’annonce géniale, avec de gros projets à l’horizon. Alors ouvrez grand les yeux ! »

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