Les terrasses chauffées des bars parisiens émettraient 110 000 tonnes de CO2 par an

Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©D.R.
Le 09.01.2020, à 14h16
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Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©D.R.
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La récente interdiction à Rennes des chauffages extérieurs sur les terrasses de bar pousse enfin à se poser des questions. Un article des Échos fait un bilan chiffré implacable de la consommation des bars parisiens en termes d’énergie. L’addition est salée.

En éteignant ses chauffages extérieurs, Rennes a mis le feu aux poudres. Ou plutôt le feu aux joues d’une société française admettant volontiers, dans le meilleur des cas, la nécessité d’une transition écologique, mais fermant encore vigoureusement les yeux sur bon nombre de ses pratiques quotidiennes aberrantes. Dans la foulée de cette interdiction, Les Échos publiait cette semaine un article qui fait mal à notre écologie affichée.

Le journal y confronte les chiffres de la branche cafés, bars, brasseries du syndicat GNI-Synhorcat au calcul de l’énergéticien Bruno Salomon. Rien qu’à Paris, 8 100 terrasses utiliseraient 40 000 braseros pendant 120 jours de l’année (de mi-novembre à mi-mars), à raison d’une moyenne de 14 heures par jour. Avec une consommation d’énergie de 8 kWh par brasero, le total s’élèverait à 403 millions de kWh, soit 110 000 tonnes de CO2 émises. Cela équivaut à 110 000 allers-retours entre Paris et New York, ou encore à 241 tours du monde en voiture…

L’article des Échos et les calculs de Bruno Salomon sont à retrouver ici.

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