Paris : l’immense Étienne Jaumet va jouer en son spatialisé à 360° à la Maison de la Radio

Écrit par Jean Gueguen
Le 07.10.2019, à 11h17
03 MIN LI-
RE
©D.R.
Écrit par Jean Gueguen
Cvendredi 11 octobre, Étienne Jaumet sera le premier invité des soirées « FIP 360° », à l’Agora de la Maison de la Radio. Fort de précédentes collaborations avec « une de ses radios FM préférées », l’immense jazzman partage avec Trax Magazine sa vision d’un projet à la fois événementiel et technologique : des concerts électroniques en son spatialisé.

Vous êtes le premier invité des soirées « FIP 360° ». Dans quelle mesure vous réjouissez-vous de participer à cet évènement ?

Les premières ont toujours quelque chose de spécial, on les oublie rarement. Parfois on s’y plante, mais en tout cas elles nous laissent rarement indifférents. Et connaissant l’équipe, ça promet d’être un grand moment. En tout cas, l’aventure vaut le coup d’être tentée.

Que peut-on attendre de votre performance ?

On va nager tous ensemble dans un grand bain sonore, tous plongés dans du son flottant à 360 ° autour de nous. Même pour moi, c’est difficile d’imaginer ce que ça va donner exactement. On sera comme dans une sorte de grand bateau ivre. Une aventure commune en somme. J’espère seulement qu’il y aura de la communion dans l’ivresse.

Avec la collection « Séquences« , vous avez déjà eu l’occasion de travailler sur la technologie du son spatialisé. Pouvez-vous nous parler de cette expérience ? Qu’apporte-t-elle à la performance ? Qu’en avez-vous retenu ?

Avec la collection « Séquences », je n’ai entendu la spatialisation du son qu’après le mixage et le montage des images. Pendant le tournage, je jouais avec des retours stéréo comme d’habitude. Le résultat est spectaculaire, mais ces nouvelles soirées « FIP 360° vont nous permettre de vivre l’expérience en temps réel cette fois-ci. En effet, Hervé Dejardin (ingénieur du son chez Radio France, ndlr) a mis au point un logiciel qui permet de répartir manuellement sur huit différents haut-parleurs tous les sons de mes instruments. Il sera donc installé au centre des enceintes, à côté de moi, avec le public autour. Il pilotera en live les différentes sources sonores, et tout le monde n’entendra pas la même chose au même moment. Les sensations vont être inédites pour tout le monde, ça va être fou.

Quel rapport entretenez-vous à cette radio en tant qu’auditeur ? Et en tant que musicien ?

FIP est une de mes stations FM préférées en France. À chaque fois que je monte dans un taxi je demande au chauffeur de mettre FIP ou TSF Jazz. Tous les musiciens que je connais font de même…

FIP a lancé il y a deux ans la webradio FIP Électro, sur laquelle sera diffusé le show. Selon vous, que peut apporter cette radio aux musiques électroniques ? Et à l’inverse, que peuvent apporter les musiques électroniques à FIP ?

De plus en plus de gens se tournent vers les radios accessibles par internet. Ça permet d’écouter en différé ce qui nous intéresse. La musique électronique représente toujours un peu le futur. J’ai l’impression que le public est de plus en plus ouvert à ce genre de son. La radio a un rôle éducatif à jouer. Elle se doit de montrer qu’il n’y a pas qu’une musique électronique, mais DES musiques électroniques. Tout le monde connaît les DJ’s, mais c’est aussi une musique qui se joue en live. Les musiciens électroniques doivent donc proposer de vrais live avec des instruments afin de donner envie d’aller les écouter en concert. Je n’ai rien du tout contre les DJ, mais cela n’a rien à voir avec un live, et je ne suis pas si sûr que cela soit clair dans la tête des gens…

En 2015, FIP confiait déjà à Étienne Jaumet le soin d’ouvrir la collection « Séquences », dédiée à des lives électroniques.

Toutes les informations et la billetterie sont à retrouver sur la page Facebook de l’évènement

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant