Paris : L’espace futuriste de La Seine Musicale va se transformer en temple techno pour le Weather LSM

Écrit par Alexis Tytelman
Le 18.04.2019, à 15h15
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Écrit par Alexis Tytelman
Deux ans après sa dernière édition estivale, qui avait enflammé le Bourget, l’équipe du Weather Festival revient le 27 avril à la Seine Musicale, en banlieue parisienne. Un lieu inédit pour un évènement de ce type. Au programme, une sélection 100% paritaire de DJ sets pointus incluant des artistes locaux ou émergeants, des live à tout-va et une scénographie futuriste pour couronner le tout.

Il est de retour. Après deux années de silence, le Weather Festival –évènement ayant joué un rôle déterminant dans le triomphe actuel des musiques électroniques underground en France – revient le 27 avril en grande pompe. Le Weather LSM installera donc ses enceintes dans un espace d’exception situé en proche-banlieue parisienne : la Seine Musicale. Si le choix de ce lieu à la capacité moyenne est pour le moins surprenant, quant on se souvient des 50 000 personnes que la dernière édition estivale avait attirées au bois de Vincennes, il se justifie par d’autres qualités non négligeables.

« Quand on a pénétré la toute première fois dans la main room lors de la visite et que l’on a vu cette immense cathédrale noire de plus de 15 mètres sous plafond, avec ses panneaux acoustiques sur les murs, ses accroches pour les lights et son look de warehouse du futur, on s’est dit que là, il y avait vraiment moyen de faire de grandes choses. », se souvient Brice, organisateur du festival. Une configuration qui permettra de projeter des images et, on le devine, des performances de VJing sur une surface impressionnante de plus de 500 m². « On va vous emmener dans le futur. Les gens vont rentrer le 27 avril et en ressortir en 3022 », se réjouit-il. Quant à la salle du bas, ses lumières traversantes, sa baie vitrée et son ambiance intimiste ont également convaincue l’équipe. 

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Cette année, priorité au live. Entre les performances attendues du duo lyonnais The Pilotwings et de LUXOR, project commun d’Antigone et Shlømo, de l’OVNI jungle-indus Lanark Artefax ou encore du nouvel espoir pop et IDM Tryphème, le coup de coeur du programmateur va au vétéran allemand Alva Noto. Son « live total », s’extasie t-il, fait fusionner le son et la lumière pour une expérience profonde et déboussolante. Depuis près de 30 ans, ce collaborateur régulier du compositeur japonais Ryuichi Sakamoto propose en effet une techno aux accents ambient et breakbeat à la fois expérimentale et dansante. Un cocktail explosif particulièrement imperméable à l’épreuve du temps.

Le festival se distingue également en mettant à l’honneur une ribambelle d’artistes émergeants sur la scène “Blossom” qui, quelques heures par jour, accueillera notamment l’équipe Boiler Room. S’y produiront les DJS du label FlegonOKO DJ, Ciel ou encore le phénomène sud-coréen Park Hye Jin« qui chantera et rappera par dessus son DJ set pour une performance hybride, pop et dansante. » Évoquant le musicien égyptien Abyusif, le programmateur ne s’interdit pas, à l’avenir, d’inclure des artistes à la frontière du hip-hop et de la musique électronique. « Je trouve qu’il y a de nombreux ponts entre le hip hop moderne et la musique électronique. Donc oui, cela pourrait arriver un jour, mais il faudrait que la musique de l’artiste soit vraiment particulière et colle à notre ADN. Ça pourrait être marrant de faire un peu de DAB et de “skrr skrrr” à Weather. Mais pas trop quand même hein ? », s’amuse t-il.

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L’autre point fort de cette programmation, c’est sa parité. Si l’importance de la mise en avant des minorités sexuelles et, en particulier, des femmes dans les festivals relève (presque) aujourd’hui de l’évidence, un petit rappel n’est jamais de refus. « Si tu n’as que des hommes allemands ou anglais sur ton affiche, il faut te poser des questions. Il faut vraiment faire un effort et s’imposer de la diversité d’origine et de genre dans les programmations afin que cela devienne la norme. », explique Brice, pour qui cette attention est également une condition sine qua non pour attirer un public varié. « Si on veut de la diversité sur le dancefloor, la scène est l’endroit le plus adéquat pour montrer l’exemple. », résume t-il.

Toutes les informations concernant cette édition sont à retrouver sur la page Facebook de l’évènement.

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