Paris : le Trabendo accueille la princesse du RnB Erika de Casier pour un live ultra sensuel

Écrit par Cécile Giraud
Photo de couverture : ©Dennis Morton
Le 09.05.2022, à 15h30
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©Dennis Morton
Écrit par Cécile Giraud
Photo de couverture : ©Dennis Morton
Jeudi 12 mai, Erika de Casier passe une tête au Trabendo, à Paris. Si vous n’en pincez pas encore pour cette Danoise onirique, c’est l’occasion de venir découvrir cette artiste toujours un peu confinée aux confins du RnB des années 2000. Une soirée intimiste signée Super!, bien entendu.

Erika de Casier a débarqué en 2019 dans le paysage musical tel un soldat en parachute sur un terrain de mine. Cette année-là, son disque auto-produit Essentials a percé nos petits coeurs d’une flèche ensorcelée. Depuis, cet LP de chambre comme sa productrice ont fait leur petit bout de chemin à travers la tempête sanitaire. En effet, les éloges pour sa musique se sont faites entendre dans les Best Of 2019 des magazines Mixmag, FACT, Crack ou Dummy. Et aujourd’hui, on trépigne de la (re)découvrir lors de son live pop-RnB ultra 90’s-2000 jeudi 12 mai, au Trabendo.

Une date qui célèbre officiellement sa signature avec 4AD, label connu pour avoir également produit des artistes tels que Grimes ou Cocteau Twins. Ce pacte improbable et magnifique a donné naissance à l’album Sensationnal en 2021, qu’Erika décrit comme une “grande sœur” d’Essentials. Là où ce dernier traitait davantage “d’aimer l’amour” en susurrant (car les murs de sa colocation étaient trop fins pour chanter pour de bon), Sensationnal prend de l’altitude. Entre émancipation, dramas et toxicité se tisse un fil rouge : une douceur infinie. Tout l’album a été co-produit par de Casier, autant influencée par Aaliyah et Janet Jackson que par la house, le garage et la techno. Ici, les coups de couteau d’Eurodance côtoient des rouleaux de timbales dramatiques et des crochets sucrés dont Max Martin serait jaloux.

Née au Portugal de parents belges et capverdiens et élevée à Ribe, au Danemark, Erika était l’un·e des seul·e·s enfants racisé·e·s de son école. Grâce à la peinture et les livres, elle s’est créé son propre univers safe et a su trouver très tôt son chemin de femme indépendante furieusement créative. Si ses vibratos intimes deviennent sa carte de visite, Erika brille si intensément que l’on croirait qu’elle hurle. Récemment, elle s’est greffée au collectif rave à souhait Regelbau en prêtant sa voix à des morceaux comme “Drive” de DJ Central et reprenant le banger de Sovereign, “Truly”.

Presque transmedia, Erika de Casier prend part à tous les processus de création de ses disques. Il n’y a pas une partie du projet qui n’a pas été décidé par l’artiste totale : de la conception de la pochette de l’album au clip “No Butterflies, No Nothing”, elle aime travailler les arts visuels avec humilité et audace : « Vous savez, je n’ai pas la meilleure caméra, je n’ai pas d’assistant. Mais je pense que beaucoup de belles choses se produisent avec très peu. » Comment résister ?

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