Paris : comment l’Immersive Art Festival invite à une plongée totale dans l’art numérique

Écrit par Jean Gueguen
Le 18.10.2019, à 18h09
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©Yohann Desplat
Écrit par Jean Gueguen
La première édition de l’Immersive Art festival débutait hier soir à l’Atelier des Lumières à Paris. Tous les soirs jusqu’au mercredi 23 octobre, 11 collectifs de design digital en compétition et un invité spécial présentent leur création immersive à un jury de professionnels et au vote du public. Une plongée totale dans l’art numérique contemporain.

Du 18 au 24 octobre se tient pour la première fois en France un festival dédié au design digital immersif, forme de sculpture ou d’architecture numérique mêlant projection monumentale, motion design et sound design. Porté par l’Atelier des Lumières, premier centre d’art numérique à Paris dont les expositions, telle Van Gogh, La Nuit étoilée, immergent les visiteurs dans l’univers pictural de grand. e. s peintres, la manifestation met cette fois à l’honneur les créateurs contemporains qui œuvrent à cette discipline. Fils de l’ordinateur, nouveaux artisans de la lumière, ils poussent, selon le musicien Gaëtan Roussel, membre du jury, à « aller de l’avant, vers de nouvelles manières de ressentir qui décalent notre regard et nous font nous poser des questionssur l’art ».

« Aujourd’hui, nous vivons dans un monde digital. Tout change, nos façons de communiquer, l’art… Certains partisans des arts traditionnels ne voient pas forcément le design digital comme un art, mais la pratique est de mieux en mieux reconnue », expliquent d’une voix les membres de Void, un des trois collectifs turcs représentés dans le panel de participants en compétition. « Par rapport au cinéma, qui conserve un dispositif frontal, le design digital permet d’intégrer le spectateur à la scénographie, de déambuler dans l’œuvre, l’expérience est différente ».

Plongée dans le noir, la halle de l’Atelier des Lumières accueille tous les soirs de 19 h à 23 h un spectacle en 12 parties dont la lumière est la principale actrice et où le son devient un décor enveloppant les spectateurs. Dépassant les notions de cadre ou d’écran, les œuvres projetées s’étendent sur la totalité des 3 000 m² qui leur sont accordés, à l’instar de l’art qui envahit la société moderne jusque dans ses moindres recoins, comme l’explique en s’appuyant sur le philosophe Peter Sloterdijk le président du jury Fabrice Bousteau, directeur de la rédaction de Beaux Arts Magazine.

D’ici à mercredi, les 11 collectifs en compétition devront convaincre un jury de professionnels, mais aussi le public, qui peut voter en direct pour sa création préférée via une application mobile dédiée. Les différents prix seront remis lors d’une soirée de clôture jeudi 24, au cours de laquelle Cercle programme Zimmer et Laura de Greef en DJ set.

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’événement.

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