Confinement : Paris n’a jamais été aussi silencieuse, jusqu’à 90% de bruit en moins intra-muros

Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©D.R
Le 27.03.2020, à 17h39
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Écrit par Emma Buoncristiani
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Gazouillis d’oiseaux, bruissements de feuilles, souffle du vent… Autant de bruits que les parisiens (re)découvrent depuis plus d’une semaine. À en constater les mesures relevées par l’association Bruitparif, le confinement a du bon, au moins pour nos oreilles.

Les parisiens – restés dans la capitale – l’ont sûrement remarqué : les oiseaux existent, et ils font du bruit. Pas plus que d’habitude, seulement pour une fois, on les entend. Moins de voitures, bars fermés, trafic aérien ralenti… Autant de causes qui participent à une diminution de la pollution sonore à Paris. Plus d’une semaine après le début du confinement, les quelques 150 stations de mesure de l’association Bruitparif ont livré ce jeudi 26 mars leurs premiers chiffres concernant les effets sur le bruit en Île de France. Les résultats sont flagrants.

Moins de trafic

Avec une baisse significative du trafic routier, une diminution moyenne du bruit de 3 à 7 décibels a été constatée près des grands axes. Soit une réduction de 50% à 80%, allant même jusqu’à 90% la nuit. L’indicateur Lden qui permet de calculer le niveau de bruit moyen pondéré sur 24h est ainsi en baisse de 7,6 décibels. Aux abords des aéroports aussi, le silence revient après le ralentissement de l’activité, avec un affaiblissement du bruit de près de 10 décibels. On compte enfin une diminution de 2 à 7 décibels le long des voies ferrées.

Réduction de l’indicateur Lden (niveau de bruit moyen pondéré sur 24h)

Arrêt des chantiers et bars fermés

Mais la pollution sonore ne vient pas uniquement du traffic puisque d’autres chiffres révèlent une corrélation entre l’arrêt des chantiers et une réelle accalmie pour les riverains. Dans certains quartiers, les appareils de mesure ont pu enregistrer des baisses allant jusqu’à 20 décibels. Enfin, les quartier animés la nuit redeviennent, eux aussi, beaucoup plus calmes. En moyenne, de 8 à 16 décibels en moins de 22h à 2h du matin en semaine, allant jusqu’à 11 à 20 décibels le weekend. Comme le dit le rapport, « il devient désormais possible de percevoir les chants des oiseaux ou les bruissements des feuilles dans les arbres ». Amen.

Le rapport de Bruitparif sur les effets du confinement sur le bruit en Île-de-France est à retrouver ici.

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