Onepiece : la tenue idéale pour aller danser ?

Écrit par Trax Magazine
Le 21.10.2015, à 17h41
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Écrit par Trax Magazine
Confiné dans ce si contemporain créneau de l’urbanwear audacieux, Onepiece est un nom à retenir. Puisqu’en mode comme en musique, il y a ceux qui suivent les règles, les normes et les conventions, il y a surtout les autres, qui tout en paresse et nonchalance savent inventer, façonner et fédérer. Quitte à énerver. C’est le cas de Onepiece. Par Andréa Visini

Si quand il édicte que « l’oisiveté est la mère de toutes les pensées » le philosophe Christophe Chenebault peut paraître un peu badin, il est pourtant loin d’avoir tort. En témoigne cette lignée de poètes baudelairiens incapables de produire un alexandrin sans se confondre d’un épais peignoir bourgeois. Car si la réussite ne passe pas toujours par la grande porte du costume – cravate, c’est dans le confort que se niche souvent le courage.

Bosser en jog’, un crédo trop deep ? « Pas pour nous » criera le crew Onepiece qui verra d’ailleurs le jour en s’affranchissant des règles de la création. Lorsqu’en 2007, par un simple après midi de paresse, Thomas Adams, Henrik Norstrud et Knut Gresvig se font l’apologie de ce savoureux néant qu’est la procrastination, ils ne savent pas encore que cette fainéantise bien assumée se fera étendard d’une réelle philosophie de la flemme.

Pourtant, c’est ici que nous en sommes. Avec plus d’1,5 million de followers sur les réseaux sociaux, Onepiece ameute, canalise et décomplexe. A l’heure où le monde est en surproduction, eux captiveront l’essence d’un dimanche passé à ne rien faire et rallieront cet esprit quasi-rebelionnaire du « slacking ». En même temps, être « à l’aise en toutes circonstances, sans prêter attention à ce que les gens peuvent penser ou dire » c’est un peu ça, l’esprit Onepiece.

Alors on y va franco. En poussant à son paroxysme l’identité du vêtement « loose », c’est en reliant un hoodie à un jogging que le célèbre jumpsuit de la marque norvégienne sera pensé. « Certains ont trouvé ça ridicule, d’autres ont dit que ça ne durerait pas, la plupart était d’accord pour dire que ça ne marcherait pas » se souviennent les créateurs. Qu’importe, pour ces mauvais élèves de la mode que l’on tente de mettre de côté, c’est l’utopie qui rassemblera.

D’une simple production de jumpsuits, Onepiece deviendra une marque de mode, complète et mature quitte à déranger les autres, comme le font les cancres qui se décident à s’élancer. Si la combi se fait toujours l’adage d’un look street et informel, apparaissent aussi des sweats, pantalons et vestes à un vestiaire leisurewear complètement assumé. Une utopie qui fait désormais écho au contre-courant ambiant, clamant haut et fort : « Puisque chaque classe connaît son cancre, nous sommes les marginaux de la mode ».

Une marginalité oui, mais toujours fédératrice. « Porter du Onepiece c’est faire partie d’une immense communauté » explique la team. Tant est si bien que la marque a déjà ouvert 15 concept stores partout dans le monde avant d’arpenter Paris le mois dernier avec un pop-up dans le quartier du Marais. Une communauté qui scrolle les réseaux sociaux jusqu’à s’imprégner de leur pertinence créative.

En résulte le #SocialCurrency, un hashtag aussi déroutant que stimulant qui fait du nombre de followers une monnaie d’échange sur onepiece.com. Ici encore, c’est l’audace qui s’exprime : un monde où 500 followers valent 1 euro et où l’on monétise les partages Facebook, c’est celui de Onepiece. Si jusqu’à présent, la mode se targuait de nous faire comprendre que rien ne se perd et que rien ne se crée, Onepiece s’obstine elle, à nous montrer que tout est prêt à se transformer.

Retrouvez Onepiece dans son pop-up parisien, 51 rue du Temple 75004

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