Musique éléctronique et ballet : 5 artistes qui prouvent que le mariage fonctionne

Écrit par Julie Radix
Photo de couverture : ©Tree Of Codes
Le 28.05.2019, à 15h07
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©Tree Of Codes
Écrit par Julie Radix
Photo de couverture : ©Tree Of Codes
Depuis quelques années, la musique électronique s’invite à l’opéra. De l’électro aérienne de Jamie XX pour le ballet Tree Of Codes à la techno des années 1990 choisie par Gisèle Vienne pour guider ses danseurs, les collaborations entre DJ et chorégraphes explosent. À l’occasion de la mise en ligne de la nouvelle web app de l’Opéra de Paris, retour sur ces créations qui révolutionnent les rapports entre les disciplines artistiques.

À priori, rien ne semble plus éloignés que la musique électronique et le monde du ballet et de l’opéra. Pourtant, les associations entre ces deux disciplines se font de plus en plus fréquentes, et créent des spectacles aussi intenses que bouleversants.

Ces dernières années, de nombreux chorégraphes de ballets ont en effet collaboré avec des artistes de musiques électroniques. Par exemple, le ballet contemporain Tree of Codes, qui se jouait du 26 juin au 13 juillet 2019 à l’Opéra Bastille, à Paris. Co-créé par le chorégraphe Wayne McGregor et le plasticien scénographe Olafur Eliasson, le spectacle adoptait une bande-son électronique signée Jamie XX, le beat maker de The XX. Entièrement confectionné de compositions inédites du producteur, elle jongle entre mélodies atmosphériques, synthétiseurs et harmonies classiques.

Mais ce ballet est loin d’être le premier à combiner les deux registres. L’année dernière, la chorégraphe espagnole Blanca Li présentait également sa toute dernière création, Elektrik. Un titre évocateur, derrière lequel huit danseurs transportent les spectateurs dans un univers graphique et kaléidoscopique, le tout sublimé par l’électro baroque et industrielle de Tao Gutierrez. Une œuvre qui peut rappelerCrowd, le ballet de la chorégraphe franco-autrichienne Gisèle Vienne, qui fait danser depuis 2017 une quinzaine de jeunes adolescents sur fond de musique techno. Aux platines, le DJ Peter Rehberg, qui revisite les œuvres des pionniers de la musique électro des années 1990, de Jeff Mills à Underground Resistance. 

Cette alliance explosive entre musique classique et électro a également séduit les metteurs en scène français, dont le talentueux Angelin Preljocaj, à la tête du ballet du même nom. Après avoir collaboré avec Nicolas Godin, membre du duo pop-électro Air, pour sa pièce La Fresque en 2016, ce dernier a utilisé les bandes-son d’Alva Noto et Ryuichi Sakamoto pour le spectacle Still Life l’année suivante. « J’avais toujours ce désir, entre chaque acte, de mettre une atmosphère électronique. Elle donne du poids, un arrière-champ, un hors-cadre », a-t-il déclaré l’année dernière. Un avis qui semble également être celui du Toulousain Pierre Rigal, féru d’associations artistiques étonnantes. C’est en effet vers l’électro poétique du DJ et performer Nihil Bordures que le chorégraphe s’est tourné pour ses créations Press en 2008, puis Standards en 2012. 

Afin d’encourager le rapprochement du public jeune avec le monde chorégraphique, l’Opéra de Paris a mis au point une nouvelle web app nommée aria. Elle dresse ainsi des ponts ludiques entre culture populaire et univers lyrique. Le site mobile aria est disponible sur mobile et tablette depuis le 9 avril 2020 directement sur aria.operadeparis.fr.

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