Le premier musée dédié à la gueule de bois a ouvert ses portes

Écrit par Erwan Lecoup
Photo de couverture : ©D.R
Le 07.01.2020, à 17h57
02 MIN LI-
RE
©D.R
Écrit par Erwan Lecoup
Photo de couverture : ©D.R
0 Partages
En Croatie, à Zagreb, un musée unique en son genre propose depuis le 1er décembre 2019 un retour sur expérience des lendemains de cuite difficiles. Le “Musée de la gueule de bois” invite ses visiteurs autour de reliques et souvenirs, au travers de différentes salles et petits jeux pour tenter de reconstruire des histoires, bien souvent oubliées ou restées floues…

Le 1er décembre 2019, un musée insolite et unique en son genre a ouvert ses portes dans la capitale croate qu’est Zagreb. Le Museum of Hangovers, ou “Musée de la gueule de bois”, propose à ses visiteurs 25 histoires aussi cocasses les unes que les autres, sur les lendemains de cuite difficiles. Initié par ses concepteurs Rino Dubokovic et Roberta Mikelic, ce lieu détaille méticuleusement l’ivresse des soirées bien arrosées, où il est possible de retrouver quelques reliques et souvenirs oubliés. Le concept ? « Rassembler au même endroit les objets avec lesquels les gens se sont réveillés et les histoires qui vont avec, pour que certains puissent s’identifier  », explique Roberta dans une courte vidéo de présentation.

Cadavres de bouteilles et cendriers

Ces histoires avinées sont réparties sur un ensemble de 4 salles : la Rue composée de graffitis où les fêtards déambulent ; les Miroirs qui permettent de laisser apparaître le vrai visage de l’alcool (avant une entrée en club ?) ; le Jardin où l’on se prélasse en after avec des chants d’oiseaux ; et bien sûr la Chambre où le réveil est souvent compliqué après une soirée chargée, au milieu de cadavres de bouteilles et de cendriers dégoulinant de mégots.

Pour une expérience toujours plus immersive, un shot de rajika, eau de vie locale, est offert aux visiteurs à leur arrivée, qui enfilent ensuite une paire de lunettes simulant l’état d’ivresse. La visite se termine sur un tableau noir sur lequel on peut compléter la phrase : « Je me suis réveillé·e avec… ». « trois inconnu.e.s » ? « un tatouage » ? « des chiens errants » ? Chacun sa nuit…

Si les risques liés à la consommation d’alcool ne sont pas du tout abordés au cours de la visite, les concepteurs du musée réfléchissent à la création d’une “chambre noire”, avec divers avertissements et conseils en guise de prévention. Rino et Roberta envisagent même d’ouvrir un bar avec des remèdes anti-gueule de bois.

0 Partages

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant