Montpellier : Qui se souvient du Bar Live, ce club culte organisant les meilleurs afters des années 2000 ?

Écrit par Trax Magazine
Le 17.07.2019, à 13h15
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©Benjamin Celier
Écrit par Trax Magazine
Pendant dix ans, au début des années 2000, cet after en périphérie de Montpellier aura été le point de rendez-vous idéal pour ceux qui ne voulaient pas finir leurs nuits. Retour sur le Bar Live, ou l’une des grandes aventures électroniques du Sud de la France.

Aujourd’hui, ce n’est qu’une immense salle de sport sans charme, perdue dans la zone d’activités de Fréjorgues Est, près de l’aéroport de Montpellier. Mais pendant des années, ce hangar de 1 000 mètres carrés en bordure d’une quatre voies qui file vers les plages a été un point de ralliement essentiel pour tous les fêtards de la région. Au début des années 2000 se tenait ici le Bar Live, un nom passe-partout pour un club pourtant mythique où les nuits agitées venaient souvent se couler dans le petit matin. Car plus qu’une discothèque classique, le lieu en question aura surtout été un after célèbre, ouvrant à 5 heures du matin pour récupérer les noctambules rescapés des gros clubs alentours comme La Villa Rouge, La Dune ou La Nitro. « Si on n’était pas sortis la veille, certains week-ends, on se levait et on se préparait pour y aller. C’était comme se rendre à la messe ! » raconte aujourd’hui Stéphanie, une habituée de la cérémonie.

Mais plus que ses horaires d’ouverture, ce qui a fait du Bar Live un rendez-vous culte tient avant tout de ses choix artistiques et musicaux. Dès le début, les patrons du lieu font le pari risqué d’engager des DJ’s résidents peu connus et de miser sur la jeunesse pour porter le club, dans une période où la vague de la French Touch commence à toucher à sa fin. C’est cette nouvelle génération de DJ’s comme Miss Airie, Cebb ou Greg Delon qui va insuffler au Bar Live une esthétique forte fondée sur deux courants naissant en parallèle à la même époque : d’un côté la house minimale venue d’Allemagne avec des labels comme Kompakt et BPitch Control, de l’autre le mouvement electroclash porté par International Deejay Gigolo Records. Très vite, l’after du Bar Live devient un incontournable. De Marseille, Perpignan, Avignon ou Toulouse, on vient finir ses nuits dans la zone d’activités de Fréjorgues Est, au son des disques passés parfois par quelques invités de marque comme Ben Klock, Luciano, Marcel Dettmann ou Steve Rachmad.

Mais les autorités de la région ont toujours vu d’un mauvais œil cet engouement pour le Bar Live. Renforçant sans cesse leurs contrôles anti-drogue, ces dernières ont procédé à une dizaine de fermetures administratives du club en dix ans, au point de pousser lentement le Bar Live à tirer définitivement le rideau une bonne fois pour toutes. La grande histoire détaillée du Bar Live est à retrouver dans le numéro 223 de Trax Magazine en kiosque, sous la plume du journaliste Olivier Pernot. L’occasion de découvrir les mille anecdotes qui ont fait de ce lieu un after de légende que beaucoup dans le sud ne sont pas près d’oublier.

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