Moby se sépare de son immense collection de synthétiseurs pour soutenir une médecine plus éthique

Écrit par Briac Julliand
Le 24.04.2018, à 18h37
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©Moby
Écrit par Briac Julliand
Je crois que je deviens un hippie monastique”, confiait-il dans son interview fleuve pour le dernier Trax #210. Moby a annoncé qu’il mettait en vente la quasi totalité des instruments qui l’accompagnent depuis le début de sa carrière. L’intégralité des bénéfices seront reversés au comité des praticiens pour une médecine responsable. 


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 Certains ont une grande valeur sentimentale, comme ces synthés avec lesquels j’enregistrais il y a 25 ans. » Malgré cet aveu dans la vidéo d’annonce de la vente des pièces de son studio, Moby se sépare d’une grande partie de ses instruments. L’occasion pour les fans de l’artiste de récupérer, entre autres, le synthétiseur Yamaha SY22 Vector sur lequel le musicien avait recréé le thème de Laura Palmer, issu de la bande originale de la série Twin Peaks, samplé sur son tout premier single « Go ».

Depuis son garage, entre deux anecdotes de tournées, Moby annonce également se séparer de la basse Fender Precision dont il s’est servi entre 1991 et 2013 et sur tous ces albums. Dans un autre style, les sombreros qu’il portait avec le leader des Flaming Lips dans le clip de « The Perfect Life » seront également disponibles à l’achat. Et pas besoin d’être fan pour être tenté de récupérer la célèbre platine Technics SL1200-MK2, accompagnée d’une feutrine estampillée Moby, « comme il doit en exister quatre au monde », précise le musicien. Ou encore le Roland Juno-106 synthesizer qui a servi à créer la ligne de basse de « Why Does My Heart Feel So Bad? », aujourd’hui devenu vintage.

Les enchères seront ouvertes jeudi, sur la plateforme Reverb.com, destinée à la vente d’outils de musiciens. La totalité de l’argent récolté sera versée au comité des praticiens pour une médecine responsable (The Physicians Committee for Responsible Medicine). Une organisation américaine défendant une médecine végane, et qui propose notamment des alternatives à la recherche sur les animaux. Pas étonnant de la part d’un artiste devenu aujourd’hui aussi célèbre pour son activisme pro-animal que pour sa carrière musicale. Et d’ailleurs, comment se porte cette dernière ? Eléments de réponse dans Trax #210, actuellement en kiosques, dont Moby fait ce mois la couverture. 

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