À Marseille, le Printemps de l’Art Contemporain sème le renouveau

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Alice Guittard / Jean Christophe Lett
Le 18.05.2021, à 15h30
03 MIN LI-
RE
©Alice Guittard / Jean Christophe Lett
Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Alice Guittard / Jean Christophe Lett
0 Partages
Du 13 mai au 13 juin 2021, c’est la 13ème édition du Printemps de l’Art Contemporain à Marseille. L’occasion pour les structures artistiques de la ville de prouver qu’elles sont toujours en pleine effervescence.

Par Soizic Pineau

Après des mois de fermeture forcée, ça bourdonne dans les galeries et les musées, entre soulagement et impatience d’accueillir à nouveau du public. Alignement des planètes : c’est justement le Printemps de l’Art Contemporain, à Marseille et dans la région Sud. Pendant un mois, les galeries et structures artistiques du réseau PAC sont mises à l’honneur, pour montrer tout ce que le territoire a de bouillonnant. Vous avez dit décentralisation ?

Anciennement Marseille Expo, qu’on retrouve désormais sous le nom de Provence Art Contemporain, le réseau regroupe pendant son festival plus d’une centaine de structures artistiques et s’étend de la cité Phocéenne à Arles, en passant par Aix-en-Provence ou Miramas. L’idée, c’est de s’associer entre petits et gros acteurs, pour donner à chacun des outils : seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. Parmi la centaine d’expositions mises à l’honneur pendant ce mois d’évènement, voici nos recommandations.

Fotokino – Collés serrés

L’exposition réunit 9 artistes ou collectifs, et autant de pratiques de dessin. Le travail de Manon Cezaro côtoie celui de Bettina Henni ou de Icinori, et nous donne à voir un large prisme de l’illustration, et des différentes techniques d’impression : sérigraphies, risographies sont à l’honneur, on retrouve aussi des fanzines et micro-éditions des artistes. L’impression comme fil rouge de l’exposition, que le public sera amené à expérimenter au travers d’ateliers.

Un joyeux mélange à retrouver jusqu’au 6 juin au studio Fotokino.

©Mano Cezaro

Belsunce Projects – Opium

L’écossaise Fiona McKay, plutôt habituée à d’imposants formats à la peinture, propose cette fois une sélection d’impressions issues de gravures. Au premier coup d’œil : des chevaux, des oiseaux, et des personnages aux traits doux et presque naïfs. Sauf que l’accrochage, relativement bas, invite le visiteur à prendre place devant l’œuvre pour mieux l’observer. Et là, le bucolique prend un tournant franchement érotique : « Je voulais que les gens se mettent à hauteur d’enfant, pour découvrir des contenus adultes », sourit l’artiste.

À découvrir dans l’espace d’art indépendant Belsunce Projects jusqu’à début juin.

Double V – Échec, plaisir

Alice Guittard joue avec l’imaginaire du spectateur, au gré de ses propositions de tableaux de marbres. On retrouve sur chaque pièce des mains, découpées dans les motifs de la pierre. Des mains qui saisissent, qui touchent, qui serrent : les formes douces et épurées laissent libre interprétation à notre imagination. Les scènes, assemblées avec une technique de marqueterie, sont issues du travail photographique de l’artiste.

À voir jusqu’au 26 juin chez Double V.

©Alice Guittard / Jean Christophe Lett

La Compagnie, lieu de Création – Era Ora

Sébastien Arrighi est originaire d’Ajaccio et rend hommage à son île natale, d’abord avec le titre de l’exposition – il était temps, en corse. Le photographe nous emmène dans un hors champ de sites naturels touristiques, en Corse évidemment, mais aussi au Liban, en Espagne, ou dans le sud de la France. Derrière chaque image se trouve une histoire, comme autant d’indices qui interrogent la place qu’occupe l’homme sur un territoire convoité pour sa beauté. Roches, racines, minéraux et végétaux se mêlent à la géométrie d’architectures parfois abandonnées, nous signifiant à quel point on adapte la nature et la géographie à nos caprices ludiques.

Vous avez jusqu’au 19 septembre pour découvrir l’exposition à la Compagnie, lieu de création à Belsunce.

Art-Cade – Laboratoire Soluble

L’exposition présente le travail effectué par Delphine Mogarra avec les adolescents d’un centre social des quartiers nords. Mi artiste, mi chimiste, Delphine Mogarra amène le groupe qu’elle encadre à s’interroger sur son environnement. Ensemble, ils récoltent et font cristalliser des fragments de leur quotidien : poussière de goudron du quartier, mégots de cigarette ou verre pilé se transforment alors en pierres précieuses. Une façon de questionner la perméabilité entre l’art et la science, et de porter un regard nouveau sur le décor qui nous entoure.

Jusqu’au 26 juin à Art-Cade, la galerie des grands bains douches de la Plaine.

©Delphine Mogarra Aurélien Meimaris

Toutes les informations et la programmation complète du Printemps de l’Art Contemporain sont à retrouver sur le site du PAC.

0 Partages

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant