Mains d’Œuvres revient en force avec 3 jours de festival itinérant dans tout Saint-Ouen

Écrit par Erwan Lecoup
Le 20.01.2020, à 17h16
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Écrit par Erwan Lecoup
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Le festival multidisciplinaire et alternatif MOFO, organisé par Mains d’Œuvres, revient pour sa 16ème édition dans les rues de Saint-Ouen. Suite à l’expulsion de l’association de ses locaux en octobre 2019, le festival propose cette année une expérience itinérante sur 3 jours, du 23 au 25 janvier 2020.

Le festival MOFO est de retour à Saint-Ouen pour une 16ème édition sous la forme d’une expérience itinérante, du jeudi 23 au samedi 25 janvier 2020. Organisé par le collectif Mains d’Œuvres, l’événement réunit concerts, DJ sets, danse, performances, marchés de labels, conférences et radio, faisant de celui-ci un rendez-vous alternatif sans précédent. L’organisation du festival ayant été prévue suite à l’expulsion des locaux occupés depuis 2017, c’est grâce au soutien des partenaires du coin que les dates ont pu être maintenues et ainsi « organiser une fête qui déborde de partout, pleine de joie », explique Anaïs, programmatrice du MOFO depuis 2018.

« Rira bien qui rira le dernier »

Sous-titré “Rira bien qui rira le dernier” et arborant une hyène en guise de mascotte, cette nouvelle édition est « un message à la fois prophétique et sarcastique dans lequel [le collectif] s’est reconnu, et qui s’adresse à toutes les personnes qui sont tentées de perdre espoir face aux injustices imposées par les entités apparemment plus “puissantes” qu’elles », raconte Anaïs. Le festival se déroulera ainsi pendant 3 jours dans les différents lieux alternatifs voisins. « Nous avons été mis.e.s à la rue, alors autant l’occuper », assène le communiqué de presse. C’est donc un nouveau MOFO qui voit le jour, dédié avec amour et espoir envers Mains d’Œuvres et au public qui les a soutenu ces dernières années.

Le jeudi 23 janvier, c’est dans la rue des Rosiers de Saint-Ouen que démarre le festival, avec ateliers, concerts et DJ set à prix libres. Le duo parisien Kouyate-Neerman performera de son virtuose du balafon – instrument traditionnel du Mali – et de son pianiste/percussionniste dans un univers entre jazz, world, electro et noise. S’en suivront les DJ sets d’Atelier Ciseaux et Francis Cheval.

Lives, DJ sets et performances

Dès le lendemain, le vendredi 24, c’est au Sultan que le public sera convié à grand bal, « un restaurant turc truffé de lustres et de banquettes en velours rouge », détaille Anaïs. La sélection affiche Balladur qui jouera sa weird-pop française aux mélodies obsédantes et Karel, pour la première fois en France, avec sa pop synthétique lo-fi venue de Hollande. Dr Drone, Ellah a. Thaun, le duo Humbros et marble arch complètent la programmation, alors que Saint Antonin Noble Val et Sans Transition s’occuperont des DJ sets.

La clôture du festival aura lieu à La Station – Gare des Mines pour une émeute sentimentale. Il sera possible d’y retrouver Apollo Noir et sa musique avant-gardiste affûtée où se mêlent brutalité, minimalisme et perfectionnisme, mais aussi le duo Hyperculte, fine fleur de la scène rock expérimentale genevoise. Lyra Valenza, Tropical Horses, Tarek X, Sacrifice Seul, Fiesta En El Vaciol, Discovery Zone et Cesar Palace sont également programmés, alors que les DJs Plore et Bono joueront chacun leur set.

Annulation de l’expulsion pour 18 mois

Pour rappel, entre-temps, Mains d’Œuvres a obtenu le 15 janvier l’annulation de l’expulsion et pourra réintégrer le bâtiment au plus vite, et ce pour 18 mois. « C’est une victoire historique qui (je crois) fait jurisprudence. C’est un souffle nouveau qui s’annonce et un tsunami d’espoir », conclut la programmatrice.

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’événement.

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