Lyon : les fondateurs de Nuits sonores célèbrent leurs 20 ans avec une fête digne d’un festival

Écrit par Briac Julliand
Le 05.03.2019, à 15h23
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Écrit par Briac Julliand
À Lyon, l’association Arty Farty s’apprête à fêter ses 20 ans. Pour célébrer deux décennies de rave dans la ville qui incarnait « la capitale de la répression anti-techno » dans les années 1990, l’organisme a concocté un programme sur trois jours, du 15 au 17 mars, rempli d’exclusivités et de belles surprises.

Pour fêter les vingt ans de son existence, l’association lyonnaise Arty Farty va organiser trois jours de fête, du 15 au 17 mars prochains.
L’organisme, notamment derrière le festival Nuits sonores, va donc célébrer deux décennies d’implantation de fêtes électroniques sur le territoire lyonnais, autrefois surnommé « la capitale de la répression anti-techno ». Une mission menée à bien – il suffit de jeter un œil à la monstrueuse programmation de l’édition 2019 de Nuits sonores pour s’en rendre compte –, et en toute indépendance, comme le rappelle le programmateur Pierre Zeimet : « la préservation de notre indépendance, c’est ce qui forge notre singularité, et ce sera notre combat principal pour les prochaines années ».

L’association ouvrira les hostilités le 15 mars avec une soirée à l’atrium de l’Auditorium de Lyon, où se produiront les DJ’s Rrose, pour un set techno des plus sombre, et P.Moore, légende de la scène techno française – il a participé aux créations de Technopol, de la Techno Parade et de Nuits Sonores. Le show sera mis en lumière par l’atelier local Looking For Architecture, qui mettra au point une scénographie inédite pour l’occasion.

Arty Farty organisera notamment un concert le 16 mars à l’Orchestre National de Lyon, où se mélangeront performances classiques, réalisées par l’orchestre national de la ville, et sets expérimentaux, prodigués par la DJ Shiva Feshareki et le compositeur John Adams. Une soirée qui s’annonce étonnante, retraçant bien l’idéologie du collectif, sur laquelle revient Pierre Zeimet : « le spectre culturel et artistique d’Arty Farty a toujours dépassé celui des “musiques électroniques”, même si celles-ci ont toujours été intimement nichées au cœur de notre histoire et de notre engagement. »

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Outre les ateliers pour enfants, le karaoké techno et le blind test Nina Simone prévus, l’organisation continuera d’investir l’atrium de l’Auditorium. Le 16 mars, Arty Farty donnera carte blanche au collectif Garçon Sauvage, dont les soirées se déroulent habituellement au Sucre. De 23h à 5h, Job Jobse, manager du label Life and Death (où signent Tale of Us et Jenifer Cardini), L’homme seul, aux sets oscillant entre deep house et nu disco, et Cornelius Doctor, féru de sonorités cosmiques, se succèderont donc derrière les platines du lieu. De quoi bien faire ressentir la volonté du festival de « proposer une programmation éclectique reflétant à la fois notre exigence artistique mais cristallisant aussi notre volonté de défendre un projet populaire et ouvert d’esprit. »

Pour Arty Farty, le temps ne sera pas qu’à la fête : l’atrium de l’Auditorium de Lyon accueillera le 17 mars la conférence-débat « La musique, bande-son de nos luttes », animée par l’artiste et enseignante Agnès Gayraud, juste avant qu’Arnaud Rebotini ne vienne présenter, en première mondiale, la version live de la musique qu’il a composé pour le film 120 Battements par Minute.

Accompagné d’un orchestre symphonique, il reprendra chacun des morceaux présent dans le film, dont des séquences muettes seront projetées durant le concert, et profitera de l’occasion pour jouer certains de ses anciens titres.

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’évènement.

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