Lyon : comment le club Le Sucre est devenu un incontournable du clubbing international

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Gaëtan Clement
Le 25.02.2020, à 15h19
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©Gaëtan Clement
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Le 1er mars 2020, Le Sucre accueillera Boiler Room pour la troisième fois, avec le concept Hard Dance. Evil Grimace, KRTM, Konx-Om-Pax et Diane investiront un lieu porté par l’équipe de festival Nuits sonores et de Culture Next, et devenu majeur sur la scène locale. Rencontre avec Cédric Dujardin, son directeur général.

Par Brice Miclet

Le Sucre a ouvert en juin 2013, à une époque où, en terme de club, la ville de Lyon était quasiment dépourvue d’offres. Comment expliquez-vous ce vide ?

Je n’ai pas d’explication. Il y avait beaucoup de bars de nuits, de discothèques, mais effectivement, ça n’est pas la même chose. Avec Nuits sonores, on aurait pu envisager de monter un lieu plus tôt, mais à l’époque, nous n’avions pas les trois ingrédients nécessaires : les bonnes personnes au bon endroit et au bon moment. Trois critères indispensables pour être pérennes. Soit on n’avait pas le lieu, soit on était charrettes sur l’organisation du festival… Il fallait la bonne conjoncture, elle s’est trouvée en 2013.

Que fallait-il apporter, alors ?

D’abord, il faut rappeler que Nuits sonores est un festival urbain, il a lieu dans la ville elle-même. Pour le mettre en place, il a fallu trouver des friches industrielles, ou des zones inexploitées. On s’est un peu spécialisés dans la réhabilitation de lieux. En 2013, on a eu cette opportunité, ce site qu’on utilisait déjà pour Nuits sonores : une ancienne friche, La Sucrière. Le toit était exploitable, et on a décidé d’ouvrir Le Sucre, via une société qui s’appelle Culture Next. La programmation est assurée par la direction artistique du festival. On a une terrasse de 450m², et un club de 350m². On n’y vient pas au hasard. C’est un mini-festival tous les week-ends, on fait des passerelles entre les événements… Grâce à cela, le lieu a eu une forte réputation dès son lancement. 

Laurent Garnier a aussi été l’un des piliers du projet…

C’est notre ami, il nous a aidés à monter ce lieu, avec son expérience. Laurent a un fort bagage dans la culture club, un attrait évident pour cela. Il a fait l’ensemble des éditions des Nuits sonores, et on a créé des liens très étroits. Il a même été notre conseiller artistique. Forcément, pour monter un lieu pérenne, on s’est tourné vers lui. Il fait 220 dates par an, il connaît tous les clubs du monde… Il nous a notamment orientés vers le système son Mayer Sound, peu connu mais très performant, qui a beaucoup contribué à notre réputation.

Sortir du schéma classique des discothèques, c’est aussi primordial ?

Comme on est un lieu aussi accueillant en nocturne qu’en diurne, on a très vite voulu décloisonner la partie nuit, et dire qu’on pouvait faire la fête après le travail, ou l’après-midi, ou le dimanche. On a cherché à chambouler les codes de la discothèque traditionnelle. On ne vend pas de bouteille, il n’y a pas de carré VIP. Notre ADN de club, c’est aussi ça. Les heures d’ouverture suivent le programme, on peut être ouvert la nuit, ou jusqu’à 21h etc. Notre concept S. Society, c’est 17-23h le dimanche. C’est dans ce créneau que l’on invite les headliners et qu’on les met en valeur au sein de notre programmation. Désormais, la plupart de nos très gros événement ont lieu le dimanche : c’est le cas des derniers passages du Laurent Garnier sur le rooftop, et c’est le cas de cette Boiler Room Hard Dance qu’on accueille ce dimanche.

Le Sucre accueillera Boiler Room ce dimanche 1er mars. Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’événement.

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