Live Nation, accusé de discriminations raciales et sexistes

Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©Eligraphie
Le 10.07.2020, à 12h53
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Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©Eligraphie
Le promoteur américain d’événements Live Nation — qui organise notamment Lollapalooza en France — est poursuivi aux Etats-Unis pour discriminations raciales et sexistes sur le lieu de travail. Un procès qui vient s’inscrire dans le mouvement Black Lives Matter.

« Cette affaire incarne le problème au cœur du mouvement Black Lives Matter – le racisme systémique », affirme d’emblée la plaignante dans le document préparatoire au procès contre le promoteur d’événements Live Nation, qui devrait s’ouvrir prochainement à Los Angeles. Candace Newman, ancienne cadre de l’entreprise au moment des faits, prétend avoir été victime de représailles pour s’être plainte de discriminations raciales et sexistes sur son lieu de travail. Le licenciement dont elle a fait l’objet au prétexte de réduction de personnel en lien avec la pandémie de Covid-19, serait, selon la plaignante, basé sur ses plaintes. Le procès a été déposé ce mercredi 8 juillet à la Cour de Los Angeles et mentionne notamment « un licenciement abusif en violation de la loi sur l’emploi et le logement équitables ». Les avocats de la plaignante affirment également que la société « favorise un environnement de travail toxique de harcèlement, de discrimination et de représailles contre les employés ».

De son côté, Live Nation explique avoir été « surpris par l’affirmation de Mme Newman concernant le licenciement abusif, car elle est toujours employée ». Ils ajoutent par la suite qu’à cause de l’annulation des événements liés à la pandémie de Covid-19, ils ont dû mettre en place des congés au sein de l’entreprise. Cette dernier affirme par la suite que « toute allégation de partialité et de discrimination dans les revendications de Mme Newman est totalement infondée ».

En 2015, déjà, Candace Newman avait créé un groupe de ressources de la diversité des femmes au sein de l’entreprise, sous le nom de “Empower Network”. L’employée aurait ensuite été forcée de démanteler le groupe, après qu’un cadre supérieur lui a expliqué que seuls les employés d’un certain échelon hiérarchique étaient en droit de créer de tels groupes. A ces postes, d’après la plaignante, les diversités de couleur et de sexe sont peu présentes, voire inexistantes.

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