Lisbonne : 5 raisons qui ont fait du Lisb-On le festival électronique immanquable des portugais cet été

Photo de couverture : ©Nash Does Work
Le 26.09.2019, à 17h43
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©Nash Does Work
Photo de couverture : ©Nash Does Work
D6 au 8 septembre 2019, l’immense Parque Eduardo VII, situé au nord de Lisbonne, accueillait la dernière édition du festival Lisb-On. Sous-titré « jardim sonoro », l’événement avait bien à cœur de magnifier le cadre bucolique de ce lieu en y invitant des artistes électroniques de choix, en piochant à la fois dans l’ébouriffante et novatrice scène portugaise que dans les pères fondateurs de la house américaine. Top 5 des performances qui auront marqué le “jardin sonore” cette année.

1. La fraîcheur portugaise

Outre le charme de ses façades en faïence, de la langueur du fado qui résonne dans ses rues et de la douceur de son climat, Lisbonne a pour attrait d’attirer et de nourrir une scène électronique nationale on ne peut plus active et rafraîchissante. Cette dernière occupait bien sûr une place importante sur l’affiche de cette édition. Le Lisb-On Festival a par exemple invité DJ Vibe, l’un des DJ’s les plus influents de la ville, André Cascais, producteur originaire de Porto d’une house lo-fi toute en légèreté, ou les sonorités aux frontières de l’afro-beat, du boogie, de la soul et du broken beat d’Helena Guedes. Mention spéciale également aux crate diggers de chez Amor Records, disquaire du quartier du Bairro Alto, qui insuffle à la ville depuis 2017 les bonnes ondes d’une sélection de disques éclectiques et solaires.

2. Les american dads

La programmation de cette année a rassemblé quelques un des pères fondateurs de la house et de la techno américaines. Le parc Eduardo VII a donc été inondé par une première vague techno le vendredi, avec les frères Burden, alias Octave One, et leur diablerie métallique tout droit venue des warehouses de Detroit, puis avec l’incontournable fondateur du label Planet E Carl Craig. Le samedi, la pelouse ensoleillée chantait, devant les costumes scintillants du groupe Ten City, certains des plus grands tubes de la house de Chicago des années 80, comme le mythique hit “That’s The Way Love Is“. Cette deuxième journée, toujours placée sous le signe de la house, accueillait également les bonnes ondes deep house de Moodymann et les remixes d’anthologie du duo new-yorkais Masters At Work.

3. La sagesse du Jeune Marco

Le petit prince de scène underground amstellodamoise marquait une fois une plus les esprits des amoureux de disco-house obscure et de synthés 90’s. Malgré son jeune âge – Young Marco porte décidément bien son nom –, le digger signé sur les labels Rush Hour et ESP continue de conquérir les foules grâce à sa technique hors pair et sa sélection pointue. Fort de ses nouveaux morceaux, sortis sur son album Bahasa le 12 juillet – élu album du mois par Trax Magazine – il clôturait avec brio l’une des trois scènes du festival samedi.

4. La cabane electro de DMX Krew

Cachée sous les feuilles d’un immense arbre pleureur, la scène “Treehouse” et ses allures de cabane ont accueilli l’un des live les plus réussis de cette édition. Avec au compteur plus de trente ans de carrière, près d’un millier de tracks produits, de nombreuses signatures sur le label d’Aphex Twin Rephlex et, plus récement, un EP sorti sur celui de Peggy Gou (qui lui voue par ailleurs une admiration sans bornes), DMX Krew a de la bouteille. Et pourtant, rien de poussiéreux dans les production de l’Anglais qui, bien qu’il œuvre dans l’ombre depuis des années (Resident Advisor l’a même qualifié de « presque jamais célèbre » dans un portrait consacré), impose le respect de ses pairs et de son public. Avec génie et humilité, le producteur a distillé un nouveau live show riche de nouveaux titres, sortis sur son label Breakin’, conciliant parfaitement electro rétrofuturiste et groove funky rapide. 10/10

5. Le show à paillette de la Madonna irlandaise

Ex-chanteuse du groupe rock et trip-hop Moloko, l’Irlandaise Róisín Murphy a délivré au Lisb-On un live époustouflant, digne d’une performance de super-diva. Si Madonna avait réussi son virage électronique, voilà ce qu’aurait donné l’un de ses shows. Sur scène, Róisín Murphy est vêtue de gants, de lunettes noires et de tenues hyper-lookées qu’elle change entre chaque morceau tel l’Arturo Brachetti de la musique électronique. Métamorphe, donc, la vocaliste pousse sa voix sur une house tantôt langoureuse, tantôt hystérique, lancée par les quatre musiciens qui l’accompagnent. Le public, transformé en parterre de groupies conquis par la présence et le glamour de cette incroyable créature, ne s’arrête pas de danser devant un live qui s’éternise, point final de l’édition rayonnante du Lisb-On Festival.

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