L’incroyable histoire du tout dernier Macumba de France

Écrit par Simon Clair
Photo de couverture : ©Thaddé Comar
Le 29.04.2020, à 18h00
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©Thaddé Comar
Écrit par Simon Clair
Photo de couverture : ©Thaddé Comar
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Au Macumba, on ne danse plus tous les soirs. Sauf à Englos, près de Lille, où le dernier établissement de la célèbre enseigne de discothèques continue d’attirer les clubbeurs de toutes les générations. Rencontre avec les forçats du samedi soir, dans ce petit morceau de Las Vegas perdu au nord de la France.

Cet article est initialement paru en mars 2020 dans le numéro 229 de Trax Magazine, disponible sur le store en ligne.

Il règne entre les andouillettes et les bavettes d’aloyau un curieux sentiment d’amour. Au Courtepaille de la zone commerciale d’Englos, à une petite vingtaine de minutes en voiture du centre de Lille, Patrick a décidé de sortir le grand jeu. Lunettes de sport aux verres jaunes fluo, pantalon beige flambant neuf et coupe de cheveux bien dégagée derrière les oreilles, ce sexagénaire originaire de la région ne cesse de jeter des œillades appuyées à la table située juste en face de la sienne. Pour rompre la solitude d’une bouteille de rosé qu’il ne partage pour le moment qu’avec lui-même, il vient de se décider à arrêter une des serveuses du restaurant qui passe à côté de lui les mains chargées d’un riz au lait et d’une tarte aux pommes. « Pourriez-vous servir deux cafés gourmands à ces demoiselles s’il vous plaît  ? C’est sur ma note », demande-t-il, grand prince, en pointant du doigt Corinne et Valérie, deux copines d’une cinquantaine d’années, respectivement originaire de Béthune et Melun. Après quelques politesses envoyées d’une table à l’autre, ces dernières se décident à venir s’installer en roucoulant aux côtés de Patrick. S’en suit un jeu de drague aussi maladroite qu’attendrissante. « Vous avez un sourire, pwooooow  ! », attaque d’emblée le gentleman aux lunettes funky. Valérie garde les pieds sur terre  : « Merci, mais on est juste normales. On a des yeux, une bouche et un nez ». De son côté, Corinne préfère le franc-parler dans son accent du nord  : « Tu nous aurais vues quand on avait 38 ans, on avait tous les mecs à nos pieds ».

C’est à cet âge-là que les deux amies sont rencontrées, dans les toilettes du Macumba, l’énorme discothèque aux néons violets qui jouxte le Courtepaille. « On se maquillait, on faisait nos cheveux et on a sympathisé », raconte Valerie à Patrick en attaquant son café gourmand. Comme elles habitent à presque trois cents kilomètres l’une de l’autre et qu’elles « adorent danser  », la décision a été prise pour entretenir cette amitié de se retrouver au moins une fois par an au Macumba, après un rapide before au Courtepaille. Patrick n’a par contre pas foulé le dancefloor de la discothèque en question depuis presque trente ans. Pour impressionner ses invités, il assure que lui aussi, quand il était plus jeune, tout le monde était à ses pieds. Pour rire, il s’amuse même à répéter qu’il a toujours 18 ans. Puis d’un seul coup, sans crier gare, le flambeur se décompose et baisse la tête, les yeux au bord des larmes. « En fait, je suis en train de divorcer. Il faut que quelqu’un me sauve la vie », avoue-t-il à Corinne et Valérie. « Bah, c’est pas grave. Moi aussi je suis séparée. Ta vie, elle n’a pas besoin d’être sauvée. Elle est très bien comme ça », lui répond la première en lui posant la main sur l’épaule. « Moi j’ai divorcé deux fois et je suis encore là  !  », s’exclame la seconde en riant. Une fois le chagrin retombé, le trio se décide donc à aller oublier tout ça sur la piste de danse du Macumba.

Des histoires comme celle-là, la discothèque d’Englos en a connu des milliers. Depuis sa construction en 1975, on y vient pour se changer les idées, s’étourdir de quelques cocktails couleur soleil et parfois rencontrer celui ou celle qui aidera à tourner la page le temps d’une nuit ou plus. Car dans le nord de la France, cet établissement à la longévité remarquable est devenu une institution qui draine des fêtards de toutes les générations, venus de Lille, Lens, Valenciennes, Dunkerque, Arras, Douai ou ailleurs. Sur le parking du club, on peut d’ailleurs les voir, souvent seuls dans leur voiture aux vitres embuées, attendant avec impatience l’ouverture à 22h30 pétante pour se présenter en chemise impeccablement blanche devant le physionomiste. Pourquoi ont-ils fait tous ces kilomètres pour venir ici plutôt qu’ailleurs  ? Tout simplement parce que dans la zone commerciale d’Englos, ce n’est pas une discothèque comme les autres. C’est un Macumba. Le tout dernier d’une longue lignée de boîtes de nuit du même nom qui ont fait chavirer les nuits des quatre coins de la France pendant presque un demi-siècle.

Oran – La Havane – Vigneux-de-Bretagne

Il y a plus de vingt-cinq ans, la France était couverte de Macumba. De Montpellier à Mérignac, de Verneuil-sur-Vienne à Vigneux-de-Bretagne, on pouvait compter une dizaine de discothèques sous ce nom réparties un peu partout sur le territoire français, dans des emplacements périurbains stratégiquement choisis pour pouvoir attirer un public large sur des centaines de kilomètres à la ronde. Mieux, la marque Macumba comptait même quelques déclinaisons à l’étranger avec des salles dans les alentours de Madrid et de La Havane. De quoi donner à l’enseigne une réputation enviable allant des grandes villes jusqu’aux campagnes reculées.

“Macumba”, titre iconique de Jean-Pierre Mader

Voilà pourquoi en 1985, quand le chanteur Jean-Pierre Mader cherche le nom d’une boîte de nuit emblématique pour raconter dans une chanson l’histoire de cette jeune fille « qui danse tous les soirs », il pense aussitôt au Macumba. Mais il faut remonter jusqu’en 1966 pour comprendre comment ce nom exotique a fini par se retrouver sur toutes les lèvres. À l’époque, Henri Souque et son beau-frère Jean Calvo, deux soldats d’à peine 25 ans reviennent tout juste d’Algérie. Cherchant une affaire dans laquelle investir pour gagner leur vie, ils lancent un club avec piscine, terrain de tennis, restaurant et boîte de nuit qu’ils baptisent Macumba, en hommage à un établissement du même nom installé sur le bord de mer à Oran. « Très rapidement, on s’est rendu compte que seule la boîte gagnait de l’argent », expliquait Henri Souque à la presse locale il y a quelques années.

En 1970, la décision est donc prise d’ouvrir un deuxième Macumba à Mérignac, en périphérie de Bordeaux : « Ça a pris tout de suite. L’heure était à la révolution sexuelle. Nous avons donc eu l’idée de mettre sur des podiums des danseuses qui se dévêtaient au fur et à mesure de la soirée ». La France est alors en plein milieu des Trente Glorieuses et la jeunesse veut plus que jamais dépenser son argent dans les loisirs, la musique et la fête. Sentant le vent de l’époque, Henri Souque et Jean Calvo décident alors de développer le potentiel commercial de leur marque en s’associant à Roger Crochet, un petit génie des affaires qui va faire basculer le Macumba dans une autre dimension.

Le club des clubs

« Mon père n’était pas un homme de nuit à l’origine. Il était coiffeur. Mais il aimait innover et il voulait adapter à la France certaines des choses qu’il avait vues aux États-Unis », explique Nadège Crochet, la fille de Roger, décédé en 2016. Né dans une ferme de Haute-Savoie, l’homme en question a fait fortune à Paris en ouvrant cinquante-trois salons de coiffure. Son secret est simple  : s’installer dans les premiers grands centres commerciaux parisiens afin de profiter de l’engouement des Français pour ce nouveau type de consommation. Une stratégie mise au point lors de ses années passées aux États-Unis où il a pu observer le succès colossal des supermarchés, des chaînes de fast food et des principes brandis par la grande distribution qui affirme que « No parking, no business ».

Après s’être un temps associé avec Frank Sinatra pour développer des salles de spectacles aux États-Unis, le Savoyard décide de rentrer en France et commence à travailler avec Henri Souque et Jean Calvo afin de faire fructifier la marque Macumba en y appliquant l’expérience acquise aux côtés du célèbre crooner américain. Dès lors, les établissements du trio commencent à fleurir un peu partout en France. À Saint-Julien-en-Genevois, dans sa région natale, Roget Crochet décide même de faire construire ce qu’il baptise “le club des clubs”, un Macumba aux dimensions phénoménales de 6 500 mètres carrés ayant pour but de drainer un public venu de France, de Suisse, d’Italie, d’Autriche et même du sud de l’Allemagne.

À l’époque, Nadège Crochet est en charge de la communication de la future discothèque. Elle se souvient de ce lancement en fanfare  : « Notre truc, c’était le point d’interrogation. On avait une soixantaine d’afficheurs qui collaient d’abord, sur une centaine de kilomètres à la ronde, des affiches avec un gros point d’interrogation. Il y en avait partout. Elles étaient parfois décollées par les agents municipaux, mais on les recollait aussitôt. Puis on mettait une deuxième série d’affiches avec inscrit “Macumba, c’est autre chose”. Mais les gens ne savaient toujours pas ce que c’était. Au moment de l’ouverture, on achetait des doubles pages de pubs dans toute la presse pour expliquer tout ça ». Une stratégie d’affichages sauvage qui porte ses fruits puisque le 25 octobre 1977, pour l’ouverture du Macumba de Saint-Julien-en-Genevois, on compte vingt-quatre kilomètres d’embouteillage sur la route qui mène au club. Plus de 4 000 personnes découvrent, ébahies, ce que Roget Crochet décrit parfois comme un centre de loisirs nocturne. À l’intérieur, on y trouve vingt et un espaces différents, dont un grill de nuit, un cinéma, une boutique, un pub irlandais, un sushi-bar, une salle latino, un club house, une guinguette façon bord de Marne, un dancefloor disco funk et le club 30/40 réservé à tous ceux qui ont dépassé la trentaine. Au fil des agrandissements, le Macumba de Saint-Julien-en-Genevois succombe à la folie des grandeurs.

Le Macumba, c’était une église ! Tout devait être “légendaire” ou “mythique”. Il fallait que ce soit Las Vegas.

Nicolas Ortiz, DJ résident pendant 10 ans

L’établissement devient comme une petite ville, se dotant aussi de sa propre station radio, d’une réplique de la tour Eiffel, de gardes à cheval pour surveiller le parking, d’un service de transports gratuit baptisé “Macumbabus” et de la célèbre “machine interplanétaire”, une gigantesque pieuvre métallique truffée d’éclairages, de lasers et de haut-parleurs qui coûtera tout de même huit millions de francs à Roger Crochet. Nicolas Ortiz, qui fut pendant dix ans le DJ résident des lieux et invita des figures comme Jeff Mills, Carl Cox ou Laurent Garnier, se rappelle avec nostalgie du club des clubs. « Je suis originaire de Haute-Savoie et pour un mec comme moi qui aime le mix, le Macumba, c’était une église, explique-t-il. J’étais ébahi par la puissance du son, les lumières et la pertinence des choix musicaux. Pour travailler là-bas comme DJ, il fallait assurer au micro et pouvoir faire des annonces en français et en anglais. Tout devait être “légendaire” ou “mythique”. Il fallait que ce soit Las Vegas. À une époque, on faisait 6 000 personnes le soir. Pendant un moment, j’ai été le DJ de la plus grande boite du monde ».

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Nicolas Ortiz et Roger Crochet. Archives 2010.
©Nicolas Ortiz

Mais le 25 février 2005, la fête tourne court. « Jamais nous n’aurions cru qu’une friteuse pouvait détruire tout ça », soupire aujourd’hui Nadège Crochet. Ce jour-là, un des appareils du grill disjoncte, donnant lieu à un départ de flamme. En quelques heures, un tiers du Macumba est détruit. Si l’établissement rempilera tout de même pour dix ans de fêtes supplémentaires avant une fermeture définitive en 2015, il faut tout de même voir dans cet incendie le signe de la fin d’une époque. Dans les années qui ont suivi, les Macumba disséminés un peu partout en France ont tous fermé leurs portes les uns après les autres. Tous sauf un.

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Macumba d’Englos.
©Thaddé Comar

La vie du bon côté

Il est bientôt 2 heures du matin et c’est l’effervescence dans le club 30/40 du Macumba d’Englos, près de Lille. Sans crier gare, un des clients vient de vomir au milieu du dancefloor plein à craquer. «Ça a fait un trou sur la piste », commente une dame aux cheveux très courts tout en continuant à danser sur le tube “Danza Kuduro”. Derrière elle, un gros bonhomme un peu trop serré dans sa chemise trouve que « c’est un peu de bonne heure pour gerber ». Mais personne ne semble pourtant se formaliser de ce petit incident, pas même le serveur du bar qui nettoie tout ça au milieu des danseurs, après avoir vidé au sol un seau de sciure de bois pour couvrir l’odeur.

Ce soir, la soirée est sous le thème de la Chandeleur, comme le rappelle le DJ au micro. « N’hésitez pas, pour tous les gourmands et les gourmandes du Macumba, harangue-t-il, crêpes gratuites à volonté au bar toute la nuit ». Mais dans les 450 mètres carrés du club 30/40, l’ambiance n’est pas à la dégustation gastronomique. Ici, on vient surtout pour danser jusqu’au bout de la nuit, en marquant parfois une rapide pause du côté des banquettes, toutes tournées vers le dancefloor comme s’il s’agissait d’un cinéma. Au fil des heures, alors que s’enchaînent les hits généralistes, les boutons de chemise tombent les uns après les autres et chacun y va de sa technique de drague. L’ambiance devient électrique. En arrivant aux toilettes, un clubbeur d’une bonne cinquantaine d’années grimace derrière ses petites lunettes. « Ce soir il faut que je baise  ! C’est bientôt la Saint-Valentin », annonce-t-il à l’assistance en attrapant son entrejambe. Originaire de la région, l’homme est un habitué des lieux depuis presque vingt ans. S’il vient ici, c’est parce qu’il ne se sent pas forcément à l’aise dans les clubs fréquentés par les plus jeunes. « Ils ne savent pas faire la fête. Mais bon, je les comprends. Ils ont le chômage, les attentats, les histoires de retraites. Ça ne donne pas envie de sortir de chez soi  », résume-t-il avant de retourner enflammer le dancefloors de ses mouvements de hanches mal assurés. Dans les enceintes, les premières notes d’un hit du chanteur normand Keen’V viennent de se faire entendre. Les paroles du refrain résonnent dans tout le club 30/40 : « Ça y est, j’en ai assez, assez de me lamenter / J’ai effacé le passé pour tout recommencer / Me libérer, j’ai décidé de prendre la vie du bon côté ». Puis soudain, le DJ coupe le son sous les acclamations du public pour s’emparer du micro : « Allez, bon anniversaire à Florence qui fête ses 48 ans  ! »

«  Je ne sais même pas comment on fait pour être encore là  »

De l’autre côté du Macumba, dans la grande salle de 800 mètres carrés dédiée plus spécifiquement à la jeunesse, l’ambiance a pour le moment un peu de mal à décoller. Installés sur les banquettes, de petits groupes d’amis discutent autour de quelques bouteilles de vodka et de cruches de jus d’orange sur fond de musique house. Dans un coin, Lucas semble bien seul. Le nez collé sur son portable, ce jeune couvreur zingueur de 26 ans originaire de Tourcoing dit attendre des amis « qui devraient bientôt arriver ». Pour faire passer le temps, il a donc lancé Tinder et fait défiler les visages sur son écran tactile. « Si ça se trouve, certaines d’entre elles sont au Macumba ce soir. Regarde celle-là, ce serait pas mal si elle venait prendre un verre avec nous », sourit-il entre deux gorgées de vodka Red Bull. Lucas a décidé de quitter sa petite-amie il y a trois semaines, car « elle n’en avait pas grand-chose à faire » de lui à ses yeux. Depuis, il n’a pas trop eu le temps de sortir. Ou simplement pas eu l’envie  : « J’avoue, j’ai un peu trop tendance à rester chez moi le week-end et à faire des soirées PlayStation et bières avec des potes ».

À mon avis, on est en train de vivre l’extinction des discothèques.

Dimitri Derepas, patron du Macumba d’Englos

De son côté, installé au comptoir du grand bar qui trône au milieu de la pièce, Dimitri Derepas regarde la salle se remplir timidement tout en sirotant une coupe de champagne. À bientôt 45 ans, cet homme élégant au physique filiforme est le patron du lieu depuis maintenant dix ans. D’un air amusé, il donne son analyse de l’écart d’ambiance entre le club 30/40 et la grande salle généraliste. « Les jeunes viennent au Macumba, mais une fois qu’ils se marient, on ne les voit plus pendant des années, constate-t-il. Ils ne reviennent qu’après avoir divorcé ». Quand on lui demande si les discothèques vont mal, Dimitri Derepas fait la moue et part au quart de tour : « Pour être honnête, je ne sais même pas comment on fait pour être encore là. Les gens ne vont plus en boîte, ce n’est plus la mode. À mon avis, on est en train de vivre l’extinction des discothèques ». Le patron du Macumba préfère d’ailleurs ne pas utiliser le mot “discothèque”, jugé trop ringard par la jeune génération. À la place, il parle de “club”. Mais ce tour de passe-passe lexical ne change finalement pas grand-chose à la situation. Dimitri sait que l’interdiction de fumer dans les lieux publics, les contrôles d’alcoolémie drastiques à la sortie des boîtes de nuit, l’explosion des réseaux sociaux ou des applications de rencontre et la crise économique ne poussent pas vraiment les plus jeunes à venir remplir les dancefloors. « Tout ça mis bout à bout, ça vous donne l’état des discothèques en France, résume le patron du Macumba en finissant sa coupe. Il n’y a pas de renouvellement de génération dans les clubs. Les jeunes perdent l’habitude de sortir en boîte. Ils n’ont plus envie de dépenser des sommes folles dans des bouteilles de whisky ou de vodka. À la place, ils préfèrent s’acheter des billets d’avion pour partir en week-end à l’étranger ou aller à des événements éphémères comme des festivals.  Du coup, il n’y a que notre clientèle plus mature qui nous permet d’être encore là ».

La soirée bat son plein et petit à petit, la frontière entre le club 30/40 et la grande salle généraliste semble s’estomper. De plus en plus, des fêtards ayant passé la quarantaine commencent à venir danser avec les jeunes au son de “Djadja” d’Aya Nakamura ou de “We Found Love” de Rihanna et Calvin Harris. De son côté, Lucas commence à être « bien fracasse ». Il finit par avouer qu’il n’attend en fait aucun ami à lui. Il est venu seul ce soir. Comme il n’ose pas parler aux filles de son âge, il se verrait bien rentrer avec une « cougar » pour lui montrer sa PlayStation. Ce ne sera en tout cas pas avec Corinne. La quinquagénaire croisée quelques heures plus tôt au Courtepaille semble bien s’être trouvée un cavalier de son âge. Et la fougue avec laquelle ce dernier lui embrasse le cou prouve qu’encore aujourd’hui, elle est toujours capable d’avoir« les mecs à ses pieds ». En les voyant, Lucas hésite entre reprendre un verre ou sortir son téléphone pour errer sur internet. Il est peut-être temps de rentrer. Au Macumba, on ne gagne pas tous les soirs.

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