Les 264 disques qui ont forgé la techno de Detroit, de Parliament Funkadelic à Carl Craig

Écrit par Tidiane Padra
Photo de couverture : ©DR
Le 30.11.2017, à 16h49
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Écrit par Tidiane Padra
Photo de couverture : ©DR
Fusionnant avec à peu près tous les styles de musique, ne cessant d’inspirer et de se renouveler, la musique électronique est le reflet de notre époque inondée par la technologie et par Internet qui offre un accès au savoir en seulement quelques clics. Profitant de cet atout, un internaute passionné s’est lancé dans un véritable travail de mémoire aux origines de la techno et de la house music. En plus de 260 disques cultes compilés sur Discogs, il vous offre un saut dans le temps jubilatoire en plein cœur du Detroit des années 80.

Vivier sonore éternel (des Stooges à la Motown en passant par Aretha Franklin), c’est à Detroit que Juan Atkins, Eddie Fowlkes, Derrick May et Kevin Saunderson, bercés par les nouveaux sons délivrés par The Electrifying Mojo à la radio, se sont attelés à fabriquer leur propre identité sonore. La suite, tout le monde la connaît (sinon, découvrez-la dans cet article). La naissance de Cybotron, du label Metroplex, le titre Techno City, la compilation Techno! The New Dance Sound of Detroit, et le début de la reconnaissance internationale. 

Leon, un internaute américain, “underground dance music enthusiast” autoproclamé, a entrepris un minutieux travail de recherche en compilant les albums ayant de près ou de loin joué un rôle dans cette histoire de la techno.

En choisissant de couvrir dix ans de musique (de 1981 à 1991) de la manière la plus complète possible, il vous donne l’occasion de réviser vos classiques ou de découvrir des disques oubliés. À travers cette collection gigantesque de 264 références (et peut-être plus à venir) qui convie doo-wap, soul, funk, house et techno old-school, vous pourrez retrouver pêle-mêle les premiers titres des Funkadelic, Octave One, Jeff Mills, Robert Hood, Kerri Chandler, Channel One, ou une multitude de vieux remix de l’époque dont seuls Derrick May ou Juan Atkins avaient le secret. De quoi transmettre la vibe originelle de la Motor City. Pour certains de ces disques, il faudra cependant mettre la main au portefeuille, le prix des raretés pouvant grimper jusqu’à 400 euros. Mais quand on aime, on ne compte pas. Et puis, ouvrez l’oeil : les rééditions de cette période ont le vent en poupe, comme avec le mythique Spectral Nomad de The Vision (Robert Hood) qui vient tout juste de ressortir sur Metroplex.  

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