L’EDM ne s’est jamais mieux portée qu’aujourd’hui

Écrit par Sylvain Di Cristo
Le 24.04.2015, à 13h14
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Écrit par Sylvain Di Cristo
L’EDM est un énorme phénomène. Un constat que l’on savait déjà, déprimant pour certains, intéressant pour d’autres. Mais du festival Coachella dimanche dernier, il semblerait que l’EDM ait montré une nouvelle preuve de sa popularité grandissante (même si certains artistes de ce mouvement en voient déjà ses limites). Au bout de nos jumelles, l’artiste Kaskade, bouche bée devant l’une des plus grandes foules que ce genre musical ait un jour rassemblé.

Alors qu’ici, chez Trax, on se demande qui est ce type, voilà que depuis quelques jours nous pouvons lire un peu partout sur la blogosphère que le DJ américain et mormon Kaskade “a attiré sur les deux derniers week-ends, deux des plus grandes foules de l’histoire de Coachella”, jouant juste après Drake, AC/DC, The Weekend ou encore Jack White.

coachella

Nous parlons de Coachella spécifiquement, mais il semblerait qu’il n’existe pas un seul autre événement dans l’Histoire qui ait réuni autant de monde devant un artiste d’EDM.

Un record ? Encore un peu tôt pour l’affirmer, les chiffres de ce Coachella 2015, qui s’est clôturé dimanche dernier, n’ont pas encore été rendus public.

On peut tenter de se faire une idée avec les quelques 579 000 personnes venues sur les six jours de festival en 2014 ; ou tenter la comparaison visuelle approximative avec les 26 000 personnes devant Tiësto au Home Depot Center en 2011 (si l’on qualifie sa musique d’EDM). Mais regardez plutôt :

Impressionnant. Mais une impression qui fait réfléchir sur la situation musicale actuelle, américaine comme mondiale. Alors que Forbes en 2012 titrait que les DJs étaient devenus les nouvelles rock stars — s’appuyant largement sur le cas de Skrillex —, il semblerait qu’avec ces images, nous en ayons enfin la preuve.

La preuve que la musique électronique continue de rassembler, autant, si ce n’est plus encore, que le rock à l’époque. Mais une musique électronique surtout portée par l’EDM, et c’est là que ça coince.

Si, chez Trax, nous refusons toute forme de musique électronique disons “facile” (EDM, tu es pile dans notre viseur), il faut bien te remercier sur un point, te reconnaitre une sorte de qualité qui, à l’origine, n’en est pas une : tu as su flouter la limite entre les mots “racoleur” et “fédérateur”.

Conséquence ? Le public vient à toi, de plus en plus dense, compact et bourré d’argent d’énergie. Et quand certains se cantonnent à lécher ta vitrine, d’autres (heureusement), finissent par rentrer dans le magasin.

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