Le rapport annuel sur l’industrie de la musique électronique est sorti

Écrit par Roxanne Gintz
Le 26.05.2015, à 15h17
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Écrit par Roxanne Gintz
L’International Music Summit, la conférence sur les musiques électroniques et qui a lieu chaque année à Ibiza, vient de rendre son rapport : si elle se porte très bien cela risque de ne pas durer.
Chaque année, il y a d’un côté ceux qui assistent à la Winter Music Conférence de Miami, de l’autre, ceux qui vont à l’International Music Summit. L’IMS rassemble à Ibiza les professionnels de l’Electronic Dance Music, tous genres confondus et autour d’une conférence de trois jours. Lors de cet évènement qui se tenait de 20 au 22 mai, l’IMS a fait le point sur la situation économique de la musique électronique et a dévoilé son rapport annuel, le IMS Business Report. Encore une fois et parce que c’est le secteur de la musique électronique qui génère le plus de revenus, c’est l’EDM, la frange mainstream, qui domine le haut des résultats.
  • 1er constat : l’industrie globale se porte bien. Mais…

Si les revenus que génère l’EDM ne cessent d’enregistrer des résultats positifs d’année en année, l’IMS anticipe néanmoins une stagnation pour les prochaines à venir. Car de 2013 à 2014, les revenus ont enregistré une augmentation de 12% (portant son total à 6,4M$) tandis que ceux de 2012 à 2013 montraient une évolution de 37 %, passant ainsi de 4,5M à 6,2M$.

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  • 2ème constat : les DJs ont moins gagné

Les revenus des stars internationales ou Rois du Cash — comme les définit Forbes dans son rapport Electronic Cash Kings — donnent également de signes de faiblesse : l’évolution reste bien minime par rapport aux 97 % enregistrés de 2012 à 2013. En 2014, on parle d’une augmentation de leurs gains de seulement 12%. Mais rassurez-vous, Guetta, Avicii, Tiesto, Aoki, etc, peuvent toujours compter leurs millions. Ouf. Seul Calvin Harris n’est pas concerné par cette “crise économique” puisque cette année, il a presque doublé son salaire qui atteint désormais 66M$.

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  • 3ème constat : les festivals américains stagnent

Les festivals américains enregistrent aussi de forts ralentissements. Même si un quart des tickets vendus pour des venues nocturnes concernent des évènements de musique électronique, ses festivals EDM enregistrent des revenus similaires à ceux de 2013 (1,4M$), tandis que depuis 2007 ils s’étaient multipliés par dix. Cette stagnation se justifie par la baisse de presque de moitié du prix des billets de l’Ultra Music Festival, passant de 450$ à 250$ pour satisfaire son public.

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Du côté de l’Asie et du Pacifique, si les revenus n’ont pas été communiqués, c’est l’affluence vers ses festivals qui est retenue. Pour l’année à venir, l’Australie, l’Inde, Singapour, la Corée du Sud, le Japon, la Chine, l’Indonésie et la Thaïlande attendent plus d’un million de participants pour leurs évènements de 2014 à 2015.

  • 4ème constat : l’EDM pénètre de plus en plus la culture mainstream

Pour affirmer ce constat, l’IMS se base sur les futurs lancements de fusées que représentent The Ultimate Dj Show (équivalent de la Star’Ac pour DJs), We Are Your Friends, le film qui va tuer l’image des DJs, la biographie de Calvin Harris et le premier musée officiel et dédié à la musique électronique à Francfort. Ainsi soit-il. Mais l’EDM n’est-elle pas déjà une culture mainstream ?

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Pour conclure, si ce rapport de l’IMS confirme ce que l’on vous annonçait récemment, soit que l’EDM ne s’est jamais mieux portée aujourd’hui, le secteur enregistre néanmoins un ralentissement global et doit se préparer à une stagnation à venir pour les prochaines années. Et pourquoi pas une baisse, voire une disparition totale ?

Retrouvez l’intégralité du rapport IMS Business Report 2015 ici

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