Le Mans va accueillir la toute première biennale internationale du son lors d’une semaine hors normes

Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©Leonid Andronov
Le 28.11.2019, à 15h36
03 MIN LI-
RE
©Leonid Andronov
Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©Leonid Andronov
0 Partages
La première biennale internationale du son se tiendra au Mans du 2 au 8 décembre prochain. Pendant une semaine, l’ensemble des acteurs acoustiques de la ville se mobilisent pour créer de concert Le Mans Sonore, un rendez-vous hors-norme qui explore le son à travers une gamme complète d’événements culturels et scientifiques.

Du 2 au 8 décembre prochain, Le Mans battra la mesure au rythme du phénomène acoustique. Première biennale internationale du son, Le Mans Sonore fera résonner une vingtaine de lieux par des dizaines de propositions culturelles et scientifiques, pour la plupart gratuites, s’adressant à une grande variété de publics : professionnels du son, étudiants, mélomanes, familles curieuses. En mettant toute la ville à l’unisson, l’intention est bien de faire du Mans une capitale du son.

Un objectif ambitieux ? Pas tant que ça quand on connaît l’expertise scientifique de la ville, mondialement reconnue, dans le domaine de la recherche acoustique. L’Université du Mans abrite en effet le laboratoire d’acoustique le plus important d’Europe, le LAUM. Celui-ci créait en 2008 Le Mans Acoustique, un consortium réunissant l’ensemble des acteurs de l’acoustique mancelle avec pour but de dynamiser la recherche, la formation et l’innovation, et de favoriser la diffusion des savoirs et des pratiques. C’est dans cette optique que naît le projet Le Mans Sonore, où tous les acteurs acoustiques de la ville (laboratoires, centres de formation, salles de concerts et de spectacles, etc.) se mettent au diapason pour former un chœur médiateur, diffusant les réflexions autour du son auprès du grand public.

Aussi, pendant une semaine, la ville du Mans accueillera une grande variété de propositions : des concerts, des performances, des expositions et des installations (une guitare géante qui se visite, par exemple) ou des séances de ciné-débat. La partie plus scientifique sera composée de colloques, de conférences et d’ateliers d’expérimentations. Dans la continuité, du vendredi au dimanche, le campus de l’université du Mans se transforme en terrain de jeu géant avec de nouvelles animations, des conférences, expositions et concerts.

Parmi les nombreuses propositions de cette première biennale du son, Trax Magazine a repéré cinq événements à ne pas manquer.

Créée par Cléa Coudsi et Éric Herbin, cette installation allie deux passions, la musique d’une part, les petites voitures de l’autre. Les deux artistes ont découpé des centaines de disques vinyles de leur collection personnelle pour dessiner un sinueux circuit avec les fragments récupérés. Équipée d’une tête de lecture et guidée par des mains curieuses, la petite voiture restitue, au fil de ses déplacements, le son de chaque sillon qu’elle parcoure.

  • Cosmos 1969 (création musicale). Au grand théâtre des Quinconces, mercredi 4 à 19h et jeudi 5 à 20h.

Incarnant parfaitement l’ambivalence de la biennale, entre science et arts, Cosmos 1969 est un spectacle imaginé par le musicien électroacousticien Thierry Balasse à partir de la double inspiration de l’année 1969. Alors que l’homme fait ses premiers pas sur la lune, les synthétiseurs font leur apparition dans la musique. Pour figurer cette double révolution, Thierry Balasse compose sur ses synthétiseurs, tandis qu’une acrobate voltige au-dessus du plateau.

Né d’une tournée commune des groupes Papier Tigre, Electric Electric, Pneu et Marvin, la Colonie de vacances est un projet expérimental en quadriphonie. Dans cette création scénique atypique qui a déjà écumé quelques uns des plus grands festivals français, le public est au centre d’un dispositif qui fait jouer simultanément les onze musiciens des quatre groupes.

Qui dit son dit bien évidemment soirée clubbing. À ceci près que la programmation mettra à l’honneur le live, et pas des moindres, puisque sera présent le musicien allemand Monolake, un des créateurs du logiciel Albeton Live (excusez du peu). À l’affiche également, la Parisienne Chloé, à la tête du label Lumière Noire, le groupe électronique manceau Ruckus ou les Rennais de parhelic shell, vus au festival Astropolis l’été dernier.

Également passé par Astropolis l’été dernier, LAAKE donnera une série de concerts sur le campus de l’Université du Mans, dans l’une des plus grandes chambres sourdes d’Europe. Cette salle d’expérimentation qui reproduit les conditions acoustiques du plein air, l’absence totale de réverbération, deviendra le temps d’un weekend un écrin idéal pour accueillir les performances du pianiste qui mêlent mélodies entêtantes, nappes planantes et kicks poignants. Idéal pour atterrir après une semaine laborieuse ou une nuit éprouvante.

0 Partages

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant