Le Grand Rex et d’autres cinémas contraints à refermer leurs portes, faute de public

Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©Le Grand Rex Paris
Le 30.07.2020, à 16h12
02 MIN LI-
RE
©Le Grand Rex Paris
Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©Le Grand Rex Paris
0 Partages
Alors que plusieurs sorties de films ont été décalées à cause du Covid-19, les cinémas font grise mine. Ils figurent parmi les victimes économiques du virus et certains d’entre eux comme le Grand Rex à Paris se voient dans l’obligation de fermer leurs portes à nouveau.

Le Grand Rex de Paris fermera ses portes du 4 au 26 août prochain à l’issue du marathon DC Comics organisé par le cinéma. Une première dans l’histoire de l’établissement, ouvert depuis 1932. En cause : une très faible affluence en salles. La pandémie mondiale qui a engendré une nette diminution des sorties de films entraîne alors les salles obscures dans un cercle vicieux, avec un public qui ne répond plus présent en cette période estivale. Le propriétaire du Grand Rex, Alexandre Hellmann explique à Box-Office Pro les raisons de cette descente aux enfers : « Nous avons tout tenté en rouvrant, avec des rétrospectives qui ont fonctionné, avec plusieurs séances affichant “complet”. Mais il devient difficile d’innover et d’attirer le public avec l’interdiction de piocher dans les catalogues de Disney et de la Fox. Nous avons tout réduit en débutant nos séances à 16h, en fermant certaines salles, en faisant un roulement hebdomadaire entre nos équipes. Mais le public n’a pas la tête au cinéma ».

Et le Grand Rex n’est pas la seule salle dans la tourmente. À Montivilliers en Seine-Maritime, le cinéma peine également à trouver du public. Résultat : pas d’embauche saisonnière cette année et un tiers des employés au chômage partiel. Dans le Nord et le Pas-de-Calais également les temps sont dures. Cathy Coppey, exploitante d’Ociné à Saint-Omer (Pas-de-Calais) se confie à Lilleactu sur les difficultés rencontrées : « la situation est difficile, c’est un fait, là on fait environ 20 % de notre fréquentation habituelle. Mais c’est une situation nationale, c’est partout pareil  ». Sans les blockbusters de l’été qui permettent habituellement de remplir les salles en cette période, il semble difficile pour les établissements de s’y retrouver financièrement.

Avec une baisse moyenne de fréquentation de 70%, le secteur se trouve dans une situation sans précédent. Face à cette détresse, la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) a demandé au ministère de la Culture la mise en place des mesures d’urgence pour éviter la chute de nombreuses salles obscures.

0 Partages

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant