Le disquaire culte américain Amoeba va bientôt vendre de la marijuana

Écrit par Thémis Belkhadra
Le 30.09.2016, à 12h50
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Écrit par Thémis Belkhadra
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Amoeba, l’une des plus importantes chaînes de disquaires des Etats-Unis, a demandé un permis pour ouvrir un dispensaire à marijuana dans son shop de Berkeley, en Californie. Une idée pour attirer des nouveaux clients ?

Amoeba Music vend du vinyle depuis 1990. Et ce nom est devenu synonyme d’eldorado pour les aficionados de cire de passage en Californie. En 2001, avec l’ouverture de leur franchise à Los Angeles, les fondateurs inauguraient le plus grand disquaire jamais construit. Avec plus de 2 000 mètres carrés de surface, un demi-million de disques, il prend des allures de warehouse et offre une des plus importantes collections de musique du monde, tous styles confondus.

Mais c’est dans la boutique originelle, celle de Berkeley, ouverte en 1990 par Marc Weinstein sur Telegraph Avenue, que quelque chose se joue aujourd’hui. Plus intime, elle se reconnaît à sa devanture iconique dessinant un très large arc-en-ciel. En Californie, où la marijuana se trouve être légale à usage médical depuis 1996, le magasin de San Francisco s’était déjà doté d’un centre d’évaluation pour les patients. 

Amoeba a franchi un cap supplémentaire en obtenant l’aval du Berkeley City Council pour une licence de dispensaire de marijuana. Ce permis, s’il est approuvé par le Département du développement de Berkeley, permettra au disquaire de fournir ses clients en marijuana, en toute légalité. 

Si tout n’est pas encore gagné, l’équipe est déjà très excitée. Voilà bientôt un an qu’ils attendaient une décision favorable, après avoir essuyé un premier refus. Debby Goldsberry, l’une des dirigeantes du lieu, ne peut retenir son engouement sur Facebook et promet “un dispensaire épique”. Dans son post, elle nous apprend aussi que le dispensaire emménagera à l’emplacement de la section jazz. (Howard Becker likes this)

Dans un article du East Bay Express, l’an passé, le cofondateur de la chaîne, David Prinz, justifiait ce rapprochement : “La weed peut sauver la musique, absolument. Les jeunes n’achètent plus autant de musique. Ca colle à ce qu’on fait, à ce que nous sommes. C’est une contre-culture à très haut degré. Et c’est vrai que de notre côté, on se voit bien jongler entre le dispensaire et le disquaire des après-midi entiers sous le soleil de Berkeley.”

L’affaire pourrait se concrétiser d’ici quelques mois pour l’Amoeba Berkeley, alors que l’immeuble du magasin de Los Angeles a été vendu à des promoteurs immobiliers (qui veulent construire une tour de luxe). Mais l’enseigne devrait occuper le Sunset Boulevard “encore quelques années”

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